Tours Agglo

La Riche veut son tram et son écoquartier

La ville a d’importantes perspectives de développement pour les années à venir.

Wilfried Schwartz fait genre : « j’attends avec impatience l’annonce publique du président de Tours Métropole sur le tracé de la deuxième ligne de tramway. » En vrai, le maire de La Riche par ailleurs vice-président de cette même métropole (en charge de la politique de la ville) est au courant des petits secrets. C’est juste qu’il ne peut rien dire, pour ne pas griller la politesse à Philippe Briand. Alors il rappelle ses arguments : « nous sommes la porte d’entrée ouest de la métropole. Si on veut que ce tram réussisse, il faut un parking relais au niveau du Prieuré St Cosme, à la sortie du périphérique. Il faut qu’on puisse y laisser sa voiture pour entrer dans la métropole en tram. »

13 000 habitants à La Riche dans quelques années

D’après le maire, « ces arguments ont été entendus » par le président de la métropole. On saura avec certitude dans quelques semaines s’ils ont porté leurs fruits et si le tram ira plus loin que l’hôpital Bretonneau. Lors d’un conseil municipal exceptionnel consacré à ce sujet fin avril, La Riche avait présenté son plan en détail : 80% des habitants de la commune travaillent à l’extérieur, les collégiens et lycéens doivent aussi sortir du territoire pour aller en cours, un nouveau quartier est en cours de construction… Autant de bonnes raisons d’installer un tram, selon les élus.

« D’ici la fin du mandat, nous allons percer la future Avenue Pierre Mendès France entre la Rue du 11 Novembre et la Rue d’Entraigues (de Tours, ndlr). Elle sera conçue pour accueillir un futur transport en commun en site propre » ajoute Wilfried Schwartz qui avait estimé à 20 millions d’euros le surcoût d’un prolongement du tramway B sur sa commune.

Le tram peut-être, mais pas le TER

« C’est un projet qui trouve son équilibre économique et répond aux objectifs que nous avons pour le futur quartier Plessis-Botanique. Avec 1 200 logements et 2 500 habitants envisagés, il devrait permettre à La Riche d’atteindre les 13 000 habitants dans quelques années : « nous finalisons actuellement les acquisitions foncières, la partie sud face à la fac de médecine avance bien. Je viens d’accorder un permis de construire pour un nouveau projet immobilier et surtout nous venons d’accueillir le jury pour obtenir le label écoquartier » énumère le maire.

En revanche, Wilfried Schwartz va devoir patienter sur un autre sujet. Il espérait inaugurer avant 2020 une gare à La Riche pour relier facilement la ville à la Place de Verdun de Tours et à St-Pierre-des-Corps. « Mais les discussions avec la SNCF sont compliquées. Ce sera sans doute plus long que pour le tram. Mais ce n’est pas incompatible. On pourrait faire un arrêt de TER en lien avec le tram. »

Dernier grand chantier : les bords de Loire. « Nous avons un projet en cours autour de la permaculture dans le secteur des Îles Noires où nous faisons des acquisitions foncières. C’était un projet municipal qui est devenu métropolitain. Un chemin de randonnée vient aussi d’être labellisé par la Fédération Française de Randonnée. La Riche a envie de se réapproprier ses bords de Loire. On voudrait faire une sorte de Gloriette des bords de Loire avec de l’éducation à l’environnement. Nous attendons donc des propositions sur ces sujets, notamment dans le cadre de l’appel à projets Envies de Loire. »

Olivier COLLET

Pour lire la suite de l'interview de Wilfired Schwartz, rendez-vous sur 37 degrés.