dimanche 29 janvier, 2023

Locations de salles à Tours : plus cher ou moins cher ?

La mairie veut mettre fin à la polémique.

Oui, dans le cadre de l’élaboration de son budget 2015, la ville de Tours a revu sa tarification pour les locations de salles. Oui, certaines associations qui ne payaient rien jusqu’à présent vont devoir faire un chèque. Mais, non, les structures tourangelles ne seront pas pénalisées. Voilà en trois phrases l’argumentaire développé par la nouvelle équipe municipale à l’aube du grand Conseil Municipal de ce mardi 7 avril qui marque vraiment le début de la politique à la sauce « Babary », un an après l’élection du nouveau maire de Tours.

Si les élus ont tenu à réorganiser le système municipal lié aux réservations des salles communales, c’est parce qu’ils avaient constaté des dysfonctionnements : « il y a eu une période de clientélisme, certaines salles étaient sous-louées » s’agacent Serge Babary et son premier adjoint Jacques Chevtchencko. Ainsi, une grille tarifaire établie sur des critères de prestations a été créée (capacité d’accueil, nature de la salle – école, Ockeghem… -, équipements…). Cette dernière comporte ensuite trois catégories et autant de tarifs progressifs : location pour un usage associatif, pour un usage « de prestige » ou pour un événement commercial. Des incohérences ont notamment été réparées : « jusqu’à présent deux salles de 30 personnes pouvaient être louées à 25€ ou 65€ selon les quartiers. On a harmonisé. » explique Mr Chevtchenko.

Des mesures applicables dès cet été

En revanche, ce que les élus refusent d’entendre, c’est que les associations sont victimes de ces nouvelles conditions : « on leur a fait croire qu’elles allaient payer le tarif commercial, le plus cher. Mais non, certaines associations paieront même moins cher qu’actuellement » annonce Serge Babary. Jacques Chevtchenko justifie par ailleurs ces coûts : « occuper une salle, ce n’est jamais gratuit. Il y a l’électricité, l’eau, l’entretien… Nous sommes partis sur un principe de lisibilité des tarifs. Si une association refuse, c’est qu’elle a des choses à cacher ».

Par ailleurs, désormais, la priorité est clairement donnée aux structures tourangelles qui pourront toujours bénéficier de gratuités pour des actions menées avec la ville ce qui ne sera en revanche plus du tout le cas pour celles de l’extérieur « qui venaient parfois à Tours, juste parce que c’était moins cher » et bien sûr pour les actions à but lucratif. Dernier point, et non des moindres : les tarifs en question seront applicables à partir du 1er juillet.

Olivier COLLET

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