lundi 6 février, 2023

Coupez Court : une belle tranche de cinéma

Organisé par trois étudiantes Tourangelles, ce concours de court-métrage a eu un joli succès ce vendredi soir.

La salle 1 du CGR Centre n’est pas loin d’être pleine. Dans les couloirs du cinéma, Léana, Léa, Emeline et leurs copines venues pour les aider à préparer la soirée courent dans tous les sens pour régler les derniers détails. Après un an et demi de travail, c’est l’épilogue : ce soir, elles présentent au public les 16 courts métrages fabriqués par les participants du concours qu’elles ont créé : Coupez Court.

Le thème choisi par ces trois cinéphiles aux goûts variés : le rêve. « Au départ on pensait partir sur la vie étudiante, mais c’était trop réducteur. On voulait que tout le monde puisse participer et le rêve c’est très exploitable. On s’est notamment inspirées du discours du réalisateur Xavier Dolan à Cannes en mai dernier. Il avait dit ‘faîtes ce que vous voulez’. »

Quelques mois plus tard, 17 films sont arrivées dans la boîte mail des trois étudiantes Tourangelles, dont un hors sujet assumé qu’elles ont tout de même montré à leur jury pour le plaisir. « Dans tous ces films, rien ne se ressemble. Chacun a eu une vision du rêve différente. On pensait que beaucoup utiliseraient le sommeil parce que c’est la facilité, mais non ». Et elles ont raison les filles : dans ces films – souvent compris entre 4 et 5 minutes – on découvre des histoires très variées. La mayonnaise ne prend pas toujours. Certaines sont un peu tirées par les cheveux, d’autres franchement ennuyeuses. Et puis on se souvient que tous les réalisateurs sont des amateurs. Et certains ont vraiment de la ressource comme Guillaume Bobinet qui a ouvert la projection avec L’Eveil, ou le portrait d’un jeune homme touchant, à la recherche des plaisirs de la vie. Soulignons aussi le travail très drôle de José Joubert avec sa Visiteuse culotée, dans tous les sens du terme. Ou de la comédie d’Hubert Jegat dans Scénario de rêve.

D’autres films nous ont bien plu, avec leur jolie mise en scène de Tours que ça fait du bien de voir sur grand écran : CTRL de Mylène Burban, qui fait d’un jeune homme un personnage de jeu vidéo dans le monde réel avec quelques ingrédients de Minority Report ou de la série Person Of Interest. Dans Fade Eclat, Jeanne Prezelin raconte elle la « double vie » d’une jeune fille au quotidien merdique mais qui préfère le cacher à sa mère en lui faisant croire que c’est une princesse. La vie rêvée, c’est aussi l’inspiration inouie de Virée Rêvée de Cassandre Rivrais qui nous montre que des petits coins de Tours peuvent nous faire penser à plein de grandes villes du monde…

Olivier COLLET

Le jury de ce concours était composé de l’actrice Laurence Cordier, Juste Philippot, Marie-Laure Boukredine et Marie Belhomme. Le tout parrainé par Philippe Du Jamerand.

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