La Ligue de défense des valeurs républicaines annonce avoir déposé plainte après la collision survenue le 19 septembre 2026 à Saint-Pierre-des-Corps, au cours de laquelle un jeune homme à moto a été grièvement blessé à la jambe. L’association met en cause les conditions de l’intervention policière, tandis que les circonstances exactes et les responsabilités restent à établir.
Les suites de l’accident du 19 septembre à Saint-Pierre-des-Corps prennent désormais une dimension judiciaire. Selon Michael Bastien, fondateur de la Ligue de défense des valeurs républicaines (LDVR), l’organisation a porté plainte contre le policier impliqué dans la collision avec le deux-roues conduit par le jeune homme.
La LDVR indique viser notamment les qualifications de tentative d’homicide volontaire et de violences volontaires aggravées ayant entraîné une mutilation, commises par une personne dépositaire de l’autorité publique. Ces qualifications correspondent à la position du plaignant : il appartiendra à la justice de déterminer les suites à donner à la plainte, la qualification juridique des faits et les éventuelles responsabilités.
Au cœur de la démarche de l’association figure une question : d’autres moyens d’intervention auraient-ils pu être privilégiés ? Michael Bastien estime que les capacités d’enquête permettent aujourd’hui de retrouver rapidement une personne ayant pris la fuite. Il invite aussi à tenir compte de la réaction potentiellement irrationnelle d’un jeune conducteur pris de panique face aux forces de l’ordre.
La LDVR assure que sa démarche ne traduit pas une opposition de principe aux forces de l’ordre. Son fondateur rappelle que l’organisation a déjà pris la défense de policiers, notamment à propos de problèmes sanitaires signalés dans des commissariats à Menton et à Amiens. « Nous ne sommes pas contre la police, mais nous sommes vigilants sur les comportements de certains policiers », résume-t-il, « car aujourd’hui quand on est jeune noir ou arabe, il faut le dire, on peut avoir peur quand on se fait contrôler ».
Cette plainte intervient alors que la Fédération du Parti communiste français d’Indre-et-Loire a demandé au préfet l’ouverture d’un examen administratif et déontologique du parcours professionnel du fonctionnaire. La réaction du PCF faisait suite à la révélation par La Nouvelle République de son mandat de conseiller municipal RN dans la Vienne. Le parti a toutefois souligné que cet engagement politique ne permettait, à lui seul, ni d’établir les circonstances de la collision ni d’en déduire une responsabilité individuelle.
Pour la LDVR, l’enjeu dépasse le seul cas individuel : un usage contesté de la force publique peut, selon l’association, nuire à l’image de la police et de la République. Elle appelle donc à un comportement « irréprochable » des agents. L’établissement précis du déroulement des faits relève désormais des autorités judiciaires.
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