Après avoir présenté son travail à Saint-Avertin ou dans la galerie d’Olivier Rousseau à Tours, c’est au Pavillon Charles X de Saint-Cyr-sur-Loire que Kateryna Svirgunenko dévoile ses œuvres en cette fin septembre 2026. Un recueil de ses créations réalisées entre 2014 et 2026, depuis son pays d’origine l’Ukraine mais aussi depuis la France où elle est établie depuis 2022 et le début de la guerre déclenchée par la Russie.
Avec Memoriam, à découvrir jusqu’au 29 septembre, (mardi-vendredi 14h-18h30, 11h-18h samedi et dimanche), on plonge dans l’univers graphique de cette femme qui est notamment diplômée de l’Académie nationale des Beaux-Arts et de l’Architecture de Kiev, qui a exposé aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Finlande ou en Espagne et qui a reçu plusieurs prix.

« Je pense que je suis née artiste. Mon père était artiste lui-même et mon enfance était pleine d’art partout. Je n’ai jamais vraiment imaginé d’autres métiers » raconte-t-elle dans une interview à 37 degrés évoquant son travail de peinture, de gravure ou autour de la photographie. Et si elle vit en France en raison du conflit qui meurtrit son pays depuis près de 5 ans, elle continue de se rendre Kiev plusieurs fois par an, notamment pour y voir sa mère.
« Je parle avec mes œuvres, je parle avec la langue visuelle en les remplissant de mes histoires personnelles qui se transforment dans le processus de réalisation » raconte encore Kateryna Svirgunenko dont la production est forcément marquée par l’émotion liée à la violence de la guerre.
A noter qu’à Saint-Cyr-sur-Loire, elle partage l’affiche avec un autre artiste : Olivier Thillaye, lui aussi très impliqué pour la cause ukrainienne (il a fait plusieurs voyages sur place). Au Pavillon Charles X, il expose une œuvre inspirée d’un éclat d’arme russe qu’il a récupéré.



