On ne l’attendait pas si haut… Même lui se dit surpris. Ce dimanche 15 mars, le maire sortant de St-Pierre-des-Corps Olivier Conte a failli être réélu dès le 1er tour des élections municipales puisqu’il totalise 49,75% des voix.
“Merci à ceux qui nous font confiance, ils ont vu qu’on travaille pour eux” nous dit Olivier Conte. “Je ne m’attendais pas à un tel score mais je reste humble.”
Pour le second tour, il n’est pas forcément assuré de l’emporter en cas d’alliance entre les deux listes de gauche. “La stratégie c’est de continuer à être ce que l’on est, à l’écoute des habitants, rappeler nos axes phares : ne pas endetter la ville, le cadre de vie, la tranquillité publique et la solidarité” conclut-il.
Dimanche 22 mars, l’avenir politique de la commune dépendra donc d’une éventuelle alliance des deux listes de gauche… et de la participation (49,32% pour ce scrutin).
2e avec 32,7% des voix, le communiste Michel Soulas, allié aux socialistes et écologistes, reconnait qu’il est loin du compte : “Je constate qu’Olivier Conte est en tête. Est-ce que l’on a rassemblé toute la gauche ? Une réserve des voix de gauche s’est peut-être reportée vers lui.” Néanmoins, une alliance avec Thomas Delplace de La France Insoumise (14,5%) et une bonne campagne pourrait rendre le vote très serré le 22 mars.
Des discussions vont avoir lieu avec les états majors. Pendant la campagne, les deux listes avaient assuré qu’elles étaient partantes pour faire cause commune.
A noter le score d’Anne Brunet de Lutte Ouvrière qui est de 2,97. Le report de ses voix pourrait aussi faire la différence. Jamais une élection n’a été aussi incertaine à St-Pierre-des-Corps, bastion historique de la gauche, et surtout des communistes, à droite depuis 2020 et qui a de vraies chances de le rester. Cela pourrait aussi avoir une importance pour l’équilibre politique de la Métropole.
Il faut rappeler qu’en 2020, la commune de 15 000 habitants a basculé à droite après 100 ans de communisme via l’élection d’Emmanuel François. Le maire-médecin a ensuite quitté son poste au profit d’Olivier Conte après un mandat mouvementé entre polémiques et agressions contre lui ou son équipe.




