C’était une des questions en suspens ce lundi matin : quelles suites au mouvement lycéen et étudiant qui agite l’actualité sociale depuis deux semaines en France et en Indre-et-Loire ? La semaine dernière, 4 000 personnes ont manifesté à Tours le mardi, autour de 1 500 le jeudi, afin de réclamer davantage de profs remplaçants, des rénovations de locaux ou encore une profonde réforme du logiciel Parcoursup pour l’inscription dans les études supérieures. A la fac, c’est le manque de moyens ou la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers qui sont au cœur du mouvement.
Si une grande action nationale est programmée ce mardi 13 octobre, avec un rassemblement dès 14h Place de la Liberté à Tours, et un appel à la grève dans toute l’Education Nationale, pas question de faire de pause pour les jeunes les plus engagés dans ce mouvement. Ce lundi matin, les lycées Balzac, Descartes et Vaucanson de Tours se retrouvaient notamment bloqués par des élèves, avec des feux de poubelle constatés à Tours-Nord pour Vaucanson par exemple. En fin de matinée, le blocus de Balzac était néanmoins levé. Certains cours ont pu reprendre.
Aux Tanneurs, si l’Université annonçait son souhait d’une reprise des cours sur site après deux semaines de perturbations, des étudiants comptaient bien programmer un nouveau blocage de la fac de lettres. D’un point de vue général, les premières annonces effectuées par le gouvernement (comme la mobilisation urgente de 3 000 professeurs remplaçants) n’ont pas suffi à apaiser la colère.
Précisons qu’en marge de ce mouvement, l’Université de Tours a dénoncé en fin de semaine dernière la perturbation d’un cours en visio par des insultes racistes et antisémites, ainsi que par des appels au viol et des propos injurieux envers l’enseignant. Un signalement à la procureure de la République a été effectué. L’AG étudiante et la LICRA ont également condamné cet acte.



