A Tours, un plan d’action renforcé pour protéger les enfants de la violence

L’affaire avait eu un écho retentissant : mi-avril 2026, on apprenait qu’un animateur périscolaire exerçant à Tours était accusé de violences sexuelles sur une fillette de 3 ans au sein du centre de loisirs Mirabeau. L’enquête judiciaire est toujours en cours. Dans l’attente de ses conclusions, le salarié concerné a été suspendu de ses fonctions. 

Jusqu’ici inconnu de la justice, le suspect est né à Chambray et vit à Tours. Les faits présumés se seraient déroulés pendant les vacances scolaires de février et ont été découverts à la suite d’un signalement auprès de la cellule de recueil des informations préoccupantes du Conseil Départemental..

Si le suspect reste présumé innocent, la plainte a déclenché une vive émotion au sein des familles qui font garder leurs enfants dans cet accueil de loisirs, et plus généralement au sein des structures de la ville. Une réunion organisée aux Halles de Tours peu après la révélation avait révélé de fortes inquiétudes de la part des parents. 

Pour tenter de rassurer, la ville de Tours a annoncé le lancement d’une enquête administrative au sein de ses services. Ses conclusions ont été présentées ce lundi 5 octobre lors du conseil municipal. L’élu en charge du dossier Franck Gagnaire a d’abord rappelé que cette démarche “ne revient pas sur les faits qui se sont passés ou pas. C’est un processus distinct pour s’interroger sur nos propres fonctionnements pour l’accueil des mineurs.” 

En clair, est-ce que la ville de Tours est armée pour limiter les risques et réagir au mieux en cas de signalement.

2 enquêteurs ont eu 15 jours pour mener leurs investigations. Elles ont eu lieu au moins de juin “et concluent qu’aucun élément ne permet d’établir que les faits aient été facilités par une organisation systémique. Il n’y a pas de sous-effectif, pas de défaut sur les contrôles réglementaires ni sur la formation ou la sensibilisation” assure Franck Gagnaire pour qui “la gravité du signalement suffit à justifier le renforcement de nos dispositifs de prévention et de protection.”.

En revanche, le travail effectué a mis en avant “des pistes d’améliorations” ce qui fait que la ville de Tours annonce en ce début d’automne un plan d’action pour lutter encore plus efficacement contre les violences sexistes et sexuelles touchant des mineurs (on estime que cela concerne 2 à 3 enfants par classe, dans leur entourage ou parfois là où ils sont accueillis).

Parmi les mesures qui seront prises : un renforcement de la transparence avec, par exemple, l’affichage d’un trombinoscope des équipes d’animation à l’entrée des centres de loisirs ou la création d’un process de communication en cas de nouvelle affaire. Il y aura aussi la formalisation d’une procédure de signalement, un renforcement de la formation des équipes (avec une réactualisation régulière) et une accentuation des contrôles; 

La démarche a été saluée par l’opposition par la voix de Thibault Coulon selon qui il faut “agir de concert pour éviter absolument ce type d’affaire. Les écoles doivent demeurer des sanctuaires où les familles peuvent mettre leurs enfants en sécurité.” Il a réclamé un retour d’expérience sur ce plan d’action, une demande acceptée par le maire.

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