La nouvelle arrive plus tard que d’habitude. En raison des élections municipales, les services de l’Education Nationale ont attendu pour dévoiler la liste des écoles menacées par une fermeture de classe en septembre 2026. Une décision prise pour ne pas peser sur le scrutin. La seule chose qu’on savait c’est que le département d’Indre-et-Loire allait perdre 21 postes de prof en septembre dans les établissements du cycle primaire.
Maintenant que les maires sont élus, voilà qu’une partie va avoir un dossier urgent à gérer : la bataille pour défendre les écoles. Les syndicats annoncent pas moins de 64 projets de fermetures. On sait qu’au final ce chiffre sera moins élevé. Tous les ans des classes sont sauvées grâce à des mobilisations, des négociations ou des inscriptions de dernière minute. Mais le chiffre de départ donne une indication : et il est nettement plus élevé qu’en 2025.
Parmi les communes concernées : St-Cyr-sur-Loire, avec l’école Périgourd qui risque de perdre un poste. « Cette décision suscite une vive inquiétude parmi les familles, car l’école accueille notamment un dispositif ULIS TSLA (troubles spécifiques du langage et des apprentissages), ainsi que des élèves dont les effectifs peuvent évoluer en cours d’année (familles itinérantes) » explique un collectif qui réclame un réexamen de cette décision.
Une pétition a été lancée. « La suppression d’une classe entraînerait une augmentation des effectifs dans les autres classes, avec des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage, l’inclusion et l’accompagnement des élèves, en particulier les plus fragiles » peut-on lire dans le message des parents.
Un exemple parmi d’autres. Une mobilisation se prépare par exemple à St-Pierre-des-Corps, dans le quartier de la Rabaterie, où une école s’apprête à perdre une 2e classe en deux ans. On évoque une grève pour mardi 31. Et dès ce jeudi 26 mars, un rassemblement est programmé à 8h45 devant les locaux de l’inspection d’académie à Tours-Nord.


