Dimanche 15 mars, la liste Changeons Tours a échoué de peu. Avec 9,8% des voix, il ne lui manquait pas grand-chose pour se qualifier au second tour de l’élection municipale dans la plus grande ville d’Indre-et-Loire. Malgré près de 4 400 voix, c’est un échec pour le centriste Benoist Pierre qui aurait tout de même pu fusionner sa liste avec celle de Christophe Bouchet (représentant de la droite et du centre). Mais ça ne s’est pas fait.
« Nous regrettons le refus de Christophe Bouchet de répondre à notre proposition de rassemblement, qui aurait peut-être permis une victoire et de représenter au conseil municipal près de 10 % des votants » déclare Benoist Pierre dans un communiqué ce mercredi.
Dans le même texte, celui qui était dans l’opposition depuis 2020 – à la suite d’une fusion d’entre deux tours avec Christophe Bouchet – annonce qu’il ne donne pas de consigne de vote pour le 22 mars : « nous faisons confiance aux Tourangelles et aux Tourangeaux pour se mobiliser et faire le bon choix dimanche » dit-il.
Cette absence de positionnement va-t-elle quand même entraîner un important report de voix vers Christophe Bouchet ? Certains partisans de Benoist Pierre pourraient-ils rejoindre Emmanuel Denis malgré les fortes différences de programmes ? S’orienteront-ils vers le vote blanc ou l’abstention ? L’équation a plusieurs inconnues, et on ne saura que dimanche soir ce qu’il en est.
Pour rappel, l’autre candidat centriste éliminé du 1er tour Henri Alfandari a clairement appelé à voter Christophe Bouchet dès le soir du scrutin. Les deux hommes avaient passé un accord en ce sens : le moins bien placé des deux devait se désister au profit du candidat arrivé en tête.
De son côté, Benoist Pierre indique qu’il continuera à être actif politiquement avec son équipe, et à faire des propositions pour Tours. Reviendra-t-il dans la course à la mairie d’ici quelques années, ou dans d’autres élections ?




