Une décision soudaine et irrévocable. Actions Féministe Tours, c’est terminé. Ce vendredi 13 mars, 5 jours après la journée internationale des droits des femmes, le collectif Actions Féministes Tours a annoncé la fin de son existence via son compte Instagram, supprimant dans la foulée l’intégralité de ses précédentes publications – alors qu’il était suivi par plus de 8 000 personnes.
Créé en 2016, Actions Féministes Tours était notamment connu pour ses collages dénonçant les féminicides ou le manque d’actions politiques en faveur des droits des femmes, mais il s’était aussi fait remarquer par des actions plus démonstratives qui ont régulièrement fait polémique. Un positionnement assumé : « Notre combat féministe, résolument antifasciste, toujours radical, nous porte depuis toutes ces années » écrit le groupe dans son communiqué d’adieu.
Sa dissolution, Actions Féministes Tours l’explique notamment par la recrudescence d’hostilités envers ses membres : « Pour la première fois cette année, nous avons été victimes d’agressions de la part d’hommes, seuls, dans la rue, sur la voie publique, pendant nos actions » déplore le collectif qui dit avoir été suivi, violenté et parfois victime de gifles ou de coups de poings. Une demande de dissolution a également été envoyée au ministère de l’intérieur par un groupe réputé proche du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin.
AFT déplore également une surveillance rapprochée des forces de l’ordre et le retrait de plus en plus systématique de ses collages « alors que l’année dernière encore ils étaient restés plusieurs jours ». Se disant découragé, devenu une « machine à traumatiser » ses membres, il préfère donc stopper pour ne plus subir violences ou conséquences psychiques en lien avec les actions, promettant tout de même de chercher « de nouvelles manières d’agir contre le fascisme qui tenaille notre société ».
Le message a reçu un fort écho sur Instagram, avec plus de 2 000 likes et une centaine de commentaires de remerciements.






