Il y a quelques jours le quartier des Deux-Lions de Tours-Sud a appris la fermeture du supermarché Monoprix situé dans le centre commercial de L’Heure Tranquille. Des discussions sont en cours pour ouvrir un autre magasin dans le secteur mais cette disparition d’enseigne est une mauvaise nouvelle pour une zone de la ville très pauvre en commerces de proximité. On peut acheter des vêtements, des produits de beauté, des sushis… mais pas de baguette fraîche.
La solution est en cours d’aménagement tout près de la station du tramway. Un centre commercial dédié aux commerces du quotidien est en train de voir le jour à la place de l’éphémère marché du quartier testé avant le Covid. Pensé comme un petit village avec 3 bâtiments (en forme de pavillon, de four à pain et de grange) il accueille déjà une fleuriste, en attendant l’ouverture d’un bar-restaurant vers le 24 février, puis d’une fromagerie et d’une boulangerie en fin d’année.


« Depuis mon ouverture j’ai principalement des gens du quartier ou des bureaux » explique la fleuriste, qui met en avant ses produits de qualité : essentiellement de la fleur française, en bonne partie venue du Loir-et-Cher, dont bientôt un fournisseur qui travaille uniquement avec des pousses en plein champ.
La qualité devrait aussi être au rendez-vous au restaurant Bonjour Bonjour établi sur 200m², et monté par le duo à la tête du bar Le Fût et à Mesure, dans le Vieux-Tours. « On aura une carte courte avec 3-4 entrées, autant de plats et de desserts ». L’établissement sera ouvert du mardi au samedi de 8h à minuit avec offre petit déjeuner, déjeuner et tapas. Le dimanche ce sera brunch dès 11h. 11 personnes travailleront sur place pour une soixantaine de couverts (double terrasse disponible aux beaux jours).

Pour la suite, un duo est en cours de montage d’une fromagerie, prévue après l’été le temps de faire les travaux d’aménagement nécessaires. Il s’agit d’une reconversion, même si les deux associés ont déjà travaillé dans l’univers du fromage. La boulangerie est « en cours de signature » sans date de livraison officielle. Une dernière cellule de 125m² reste vide, avec possibilité de la diviser en deux. « On espère un caviste, une boucherie, un primeur voire un poissonnier » expliquent la ville de Tours, la SET et le bailleur Ligeris qui chapeautent le projet.
Pensé comme « un hameau écologique » ce centre commercial est composé de bâtiments à ossature bois, avec des poutres massives d’essences « locales », une isolation réalisée avec de la paille et une décoration murale avec de petits éléments de châtaigner taillés à la main. Des aménagements paysagers sont en cours de création, en attendant également des bancs ou une aire de jeux.
Olivier Collet





