Violences dans le foot en Touraine : un plan d’attaque pour plus de calme sur les terrains

Le district de football d’Indre-et-Loire rassemble 110 clubs et recense entre 200 et 300 matchs chaque week-end de Tours à Descartes, de Chinon à Amboise. Au total ça fait 18 000 footballeurs et footballeuses + l’encadrement, le public, les arbitres… Des dizaines de milliers de personnes qui gravitent autour du sport le plus pratiqué de France.

Dans la grande majorité des cas, les rencontres se passent sans encombre, mais parfois ça dégénère. « On a eu beaucoup trop de dérives dans les catégories U18 chez les garçons, chez les filles entre deux quartiers de Tours, ou encore entre élèves de collèges et lycées rivaux qui règlent leurs comptes sur le terrain » recensent les instances tourangelles du foot. « Quelques dizaines de fauteurs de troubles » qui viennent perturber tout un système.

Pour que ça se calme, le district de football d’Indre-et-Loire et les arbitres signaient mardi 16 décembre une convention contre les violences avec la préfecture et le parquet de Tours. Déjà mis en place dans de très nombreux départements, ce dispositif vise à mieux recenser les dérives, et à accélérer les réponses.

« Les infractions les plus fréquentes sont les violences contre les arbitres, joueurs, dirigeants, spectateurs ou bénévoles, la provocation à la haine, le racisme, l’homophobie et le sexisme ainsi que les intrusions ou les faits commis à l’égard de mineurs » liste la procureure tourangelle, Catherine Sorita-Minard.

Avec la convention, les clubs ont désormais l’obligation de signaler tout ce qui est pénalement repréhensible, « et non plus seulement sanctionner d’un carton jaune ou rouge » insiste la préfecture. Depuis le début de la saison, 7 à 8 alertes ont été données, « extrêmement faible, mais on ne nous dit pas tout. Il y a des faits étouffés, c’est loin d’être le baromètre exact de ce qui se passe » note Philippe Gallé, président du district pendant 9 ans et qui vient tout juste de passer la main à Christophe Brossard.

En réponse, la justice garantit davantage de réactivité. Un magistrat du parquet tourangeau sera spécialement formé et désigné référent pour le traitement des témoignages via une adresse mail spéciale. Les sanctions dépendront de la gravité des faits, privilégiant les travaux d’intérêt général, stages de citoyenneté ou mesures similaires. Les différents partenaires comptent également sur ce dispositif pour renforcer la prévention.

Cette convention sanctuarise aussi des actions déjà engagées avec les clubs ces dernières années : un protocole contre les chants discriminatoires, la mise en place de banderoles appelant au respect ou le recours – dès janvier 2026 – à des caméras GoPro pour que les arbitres filment leurs interactions. Un repérage des matchs « sensibles » est également effectué pour préparer le terrain avec les clubs et mobiliser les forces de l’ordre si besoin.

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