Opération escargot et tas de pommes de terre Place Jean Jaurès : les agriculteurs manifestent à Tours ce lundi

Il y a quelques semaines, des agriculteurs d’Indre-et-Loire avaient revendiqué le masquage de quelques radars automatiques pour dénoncer le trop-plein de normes ainsi que le projet d’accord de libre-échange avec les pays d’Amérique du Sud. Ce lundi 15 décembre, des paysans ont de nouveau voulu montrer leur colère, en écho aux mouvements engagés dans plusieurs régions ces derniers jours, en particulier dans le Sud-Ouest.

Une opération escargot s’est mise en place depuis Chambray, siège du syndicat Coordination Rurale, en direction du centre de Tours. Un cortège de tracteurs roulant pour critiquer l’abattage systématique des troupeaux de bovins dès la déclaration d’un cas de dermatose nodulaire, une maladie très contagieuse pour les bêtes mais reconnue comme inoffensive pour l’homme.

Pour sensibiliser sur leurs revendications, les agriculteurs tourangeaux ont déversé des pommes de terre devant l’Hôtel de Ville Place Jean Jaurès, juste sous les fenêtres des élus de la ville qui étaient alors en plein conseil municipal. Plusieurs détonations ont été entendues, conséquence de l’activation d’un dispositif au gaz. La circulation des voitures, des bus et du tram a été perturbée une bonne partie de l’après-midi.

Le cortège, avec des remorques chargées de pneus, s’est ensuite dirigé vers la préfecture d’Indre-et-Loire où le chargement a été déversé. Une délégation devait être reçue par les autorités. Sur place on comptait une très grosse centaine de personnes vers 17h.

L’Indre-et-Loire est pour l’instant épargnée par la dermatose nodulaire, mais les exploitants font preuve de solidarité vis-à-vis de leurs collègues du Sud-Ouest, actuellement les plus touchés après une épidémie dans l’Est de la France (Savoie, Haute-Savoie, Doubs). L’Aube vient ainsi de rejoindre la liste des départements touchés, alors que la ministre de l’agriculture se rendait ce lundi en Haute-Garonne pour lancer une vaste campagne de vaccination sur un million de bovins, dans le but de réduire les cas. Elle s’est aussi dite prête à discuter du sujet des abattages automatiques.

Le mouvement tourangeau de ce lundi compte également remettre à la Une la protestation contre l’accord avec le Mecosur, soupçonné de favoriser l’entrée de produits ne respectant pas les normes européennes, notamment en matière de pesticides. La France est d’ailleurs plutôt hostile à son entrée en vigueur et vient de demander un nouveau report des discussions à l’Union Européenne alors que la fin des tractations approche.

A noter que des taxis ont également participé au mouvement, affichant leur soutien à la profession agricole et luttant eux aussi contre « la concurrence déloyale », en référence à la recrudescence de VTC type Uber.

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