Education : la colère à Tours avec 12 fermetures de classes annoncées

L’opposition municipale de droite veut y voir un signe que les familles fuient Tours à cause de la politique du maire écologiste. L’Education Nationale parle plutôt des conséquences de la baisse de la natalité ces dernières années, en particulier en milieu urbain. Dans tous les cas, et quelle que soit la cause, la ville de Tours est particulièrement touchée par le plan de fermetures de classes programmé à la rentrée 2025 en Indre-et-Loire.

Alors que l’inspection d’académie doit supprimer 3 postes au niveau départemental pour respecter les consignes du Ministère de l’Education, elle envisage actuellement plus d’une cinquantaine de fermetures de classes, pour une vingtaine d’ouvertures. Ces chiffres sont amenés à évoluer : chaque année, des fermetures programmées sont annulées après des mobilisations, et il peut y avoir de nouvelles ouvertures. Cependant, à Tours, ce sont pas moins de 12 classes qui sont sur la liste noire pour septembre. Un chiffre particulièrement élevé.

Dans un communiqué publié durant le week-end du 8-9 février, la municipalité s’alarme de ce projet : « Les effectifs réels ne concordent pas avec les
estimations de fermeture présentées. Certains chiffres utilisés datent de plusieurs mois et ne reflètent pas la réalité actuelle des inscriptions dans nos écoles : il est fait état de 8951 élèves, alors que les chiffres constatés par la Ville comptabilisent 8990 élèves »
écrit-elle notamment, emboitant le pas à la Ville de Saint-Avertin qui a. elle, dénoncé un projet de 3 fermetures de classes dès le début du mois de février.

« La fermeture de 12 classes apparaît totalement disproportionnée au regard des besoins sur notre territoire » poursuivent les services du maire de Tours qui relèvent qu’il n’y aurait « que » 129 élèves en moins sur la commune en septembre, soit les effectifs cumulés d’environ 6 classes (et pas 12). Des arguments qu’Emmanuel Denis a tenté de faire passer au recteur. On saura le 24 février s’il a été entendu : c’est ce jour-là que les services départementaux de l’Education Nationale vont trancher sur la carte scolaire. D’ici là, il faut s’attendre à pas mal de lobbying pour sauver des postes.

A noter qu’au niveau départemental aussi il y a du ressentiment vis-à-vis du projet de carte scolaire. Le Parti Socialiste tourangeau estime ainsi que « cette politique va accentuer les fractures entre les élèves et renforcer les difficultés de celles et ceux qui sont déjà le plus en fragilité ». Un texte signé par son responsable Franck Gagnaire, adjoint à l’Education à Tours.

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