Depuis la fin du mois de septembre, la jeunesse se mobilise largement pour faire entendre sa voix. En tête des revendications : plus de moyens pour l’éducation, une refonte du fonctionnement – voire la disparition – de la plateforme Parcoursup ou encore l’annulation des frais d’études majorés pour les étudiants étrangers. Débuté en région parisienne, le mouvement a rapidement gagné toute la France. Le 29 septembre, il a convergé avec les syndicats lors d’une grève pour défendre la hausse des salaires et la lutte contre l’austérité.
Après ce 1er acte, la CGT, FO ou Solidaires ont manifesté une à deux fois par semaine avec les lycéens et les étudiants, comme c’était encore le cas mardi 13 octobre à Tours : 1 700 à 3 500 personnes ont marché dans le centre-ville, une mobilisation conséquente pour la ville même si elle n’a rien d’exceptionnel (on avait dépassé les 7 000 protestataires contre la réforme des retraites au plus fort du mouvement).
Ce samedi 17 octobre, nouvelle action d’ampleur attendue au niveau national. Les Gilets Jaunes veulent retourner dans la rue et les organisations de la jeunesse leur promettent soutien et renfort. Ce mouvement contre la vie chère est notamment lié à l’explosion des prix du carburant depuis les tensions entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran. En 2018, c’est déjà les prix à la pompe qui avaient initié une vaste colère dès le 17 novembre : on avait alors compté jusqu’à 3 000 personnes dans les rues tourangelles.
Quelle forme prendra ce mouvement ? Sera-t-il aussi durable qu’il y a 8 ans ? Aussi hétéroclite, également, les Gilets Jaunes ayant attiré de nombreuses personnes non encartées ou non militantes ?
Ce que l’on sait, c’est que plusieurs appels à la mobilisation sont prévus dans le département d’Indre-et-Loire ce samedi 17 octobre, dont un dès 10h30 Place Velpeau à Tours. « C’est l’occasion de relancer un mouvement de masse en capacité de gagner sur les revendications sociales d’augmentation des salaires, des minimas sociaux et pensions, de demander à taxer les plus riches et d’arrêter de leur faire des cadeaux » peut-on lire sur le site revendicatif tourangeau La Gabarre.
A 14h, il est prévu qu’un cortège s’élance depuis la Place Jean Jaurès. Sur une carte recensant les centaines d’actions initiées dans toute la France, on trouve également un appel à se rassembler pour 14h devant la mairie de Joué-lès-Tours, mais aussi au Jardin du Presbytère de Reugny. A Amboise, manifestation envisagée pour 10h Avenue de Tours dans une station-service. Même heure à Loches, Place Elie Rossignol, dans une station-service Route de Vauzelles et chez un autre distributeur de carburant de Perrusson.
« Nous ne demandons pas de privilèges, simplement de pouvoir venir dignement de notre travail et de nos revenus » peut-on lire sur le tract d’appel à la mobilisation qui militent également pour une défense des services publics, pour la démocratie et pour une transition écologique et sociale.


