Tours

Galeries Lafayette : grand magasin, grandes ambitions

A peine arrivé, le nouveau directeur pense à des évolutions.

Jérôme Sarrazin est encore en pleine découverte de Tours et de la Touraine… « La ville est plus grande que je ne l’imaginais… Même plus grande que Dijon. » Arrivé de Chalon-sur-Saône il y a moins d’un mois, cet homme dynamique et volubile est le nouveau directeur des Galeries Lafayette de la Galerie Nationale, un poste qu’il occupait déjà dans la ville bourguignonne. Comme en Saône-et-Loire, son magasin est situé sur l’artère principale de la ville : à l’entrée de la Rue Nationale et face à la mairie, on peut difficilement faire mieux.

Installé au dernier étage, Jérôme Sarrazin prend doucement ses marques, essaie de se souvenir des prénoms des 160 salariés de l’enseigne… et espère que ces derniers feront de même pour leurs meilleur(e)s client(e)s. Cette phase d’observation n’empêche pas le directeur d’avoir plein d’idées pour ses plus de 7 000m² de surface commerciale : « la seule limite, c’est celle de l’imagination » répète-t-il plusieurs fois, comparant l’endroit à un grand théâtre au décor évolutif, au jazz « à la fois moderne et classique » ou à un bébé qui grandit sans cesse.

Des smartphones pour les équipes de vente

Jérôme Sarrazin n’a d’ailleurs pas traîné avant d'initier sa propre mise en scène via la pose d’écrans plasma depuis quelques jours pour diffuser des vidéos sur la mode. En se promenant dans le rayon enfant, il commence aussi à y imaginer un espace de jeu et de détente… Ou alors un coin snacking pour les adultes. Récemment, un bar à maquillage pensé pour les 15-30 ans et un nouvel espace bijoux ont vu le jour au rez-de-chaussée.

La priorité du N°1 des Galeries est celle de beaucoup d’experts du commerce aujourd’hui : la fameuse « expérience client »… « Il faut que la personne se souvienne du contexte dans lequel elle a acheté un produit, que cela soit un bon souvenir pour elle. » Un enjeu de taille, surtout quand les accros du shopping passent jusqu’à 3h dans le magasin. Pour les bichonner, le nombre d’assistants de shopping va être quadruplé : il y en a 1 aujourd’hui, ils seront donc 4 bientôt. Même chose pour les salons VIP avec cafetière et cabine d’essayage : « on en prévoit un à chaque étage. » L’embauche d’une directrice marketing est également décidée.

Le cirque et la fête foraine pour les célèbres vitrines de Noël

La mue du grand magasin va aussi se faire avec la digitalisation, l’enseigne étant plutôt bien lotie dans ce domaine avec l’ambition assumée de rajeunir sa clientèle : « nous venons de simplifier notre programme de fidélité et nous proposons un service permettant de réserver un article en ligne, cela nous alerte en magasin et nous avons 2h pour fournir une réponse à l’internaute et mettre à disposition le produit. » Le personnel en rayon va de son côté être équipé de smartphones pour pouvoir consulter son stock en direct, par exemple. » De quoi éviter des allers-retours… et des attentes pour les acheteuses et acheteurs.

« Ces nouveaux services vont se mettre en place progressivement d’ici 2020 » note Jérôme Sarrazin, qui ne semble tout de même pas du genre à perdre du temps et commence déjà à songer à un « remodelage » de l’architecture intérieure du magasin.

Bientôt une ruche au-dessus du magasin ?

En parallèle, il compte développer l’événementiel. Cela devrait se voir pour Noël avec des vitrines sur les thèmes du cirque et de la fête foraine à partir de mi-novembre. « J’imagine même la possibilité de mettre un manège dans le magasin et de décorer les caisses » glisse le directeur qui travaille également avec le comité Miss Centre-Val de Loire… Partenaire de l’élection organisée ce vendredi dans l’Indre, et déjà impliqué dans le concours en Bourgogne, il pense à faire venir ce gala à Tours ou espère en tout cas organiser une élection officielle de Miss Indre-et-Loire. « Il faut créer une émulation, de plus nous avons vocation à participer à la vie culturelle locale. »

Dernières ambitions de Jérôme Sarrazin : ne pas oublier les actions autour du handicap et « participer au développement responsable. » A Chalon-sur-Saône, il avait fait installer des ruches sur le toit des Galeries. A Tours, il cherche encore une idée…