vendredi 9 décembre, 2022
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[#RE-MIAM] Sauce chocolat, manioc… A l’Akan, des ingrédients qu’on ne trouve pas ailleurs

[#MIAM] c’est la rubrique gastronomique d’Info Tours. On vous y fait souvent découvrir de nouvelles adresses et parfois on y retourne pour voir si c’est toujours aussi bon. Toujours en payant notre addition.

 

A Tours niveau cuisine du monde on a de bons libanais (Chez Zein…), des restos japonais de qualité (Nobuki…), quelques autres adresses asiatiques très fréquentables (Le Royaume d’Angkor…). C’est un peu moins garni en spécialités africaines. Rue Colbert on a quand même Karamara (Ethiopie) ou Le Bœuf à Boss Rue Edouard Vaillant. Mais aussi l’Akan.

Après 4 ans d’existence, le restaurant franco-ivoirien de la Rue Richelieu tient sa barque. Une vingtaine de couverts à l’intérieur dans une déco chaleureuse et colorée… Et une dizaine de places dehors quand les beaux jours arrivent. Ce n’est pas un cadre idyllique mais la rue est calme, donc on y est bien. L’idée de l’adresse c’est d’initier les palais tourangeaux à la cuisine de Côte d’Ivoire avec des recettes bistronomiques. Si la formule du midi est très sage et consensuelle avec juste quelques propositions qui amènent vers l’inconnu, la carte se lâche un peu plus et emmène voyager.

La formule entrée-plat-dessert est à 36€ avec trois choix à chaque fois, pour une cuisine garantie maison et minute. On commence par exemple par un mille-feuilles d’igname (légume racine) avec effiloché de dinde et surtout… sauce chocolat. Attention, ici on n’est pas dans le sucré-salé. Et si on sent bien le goût chocolat, il accompagne convenablement la viande, servie en prime avec une salade assaisonnée sans fausse note.

Pour le plat, on s’oriente encore vers la découverte soit un pavé de cabillaud frit sur la peau avec une semoule de manioc, une brunoise de légumes et un jus aigre doux. Encore une fois l’assaisonnement fait la force de la recette, bien maîtrisée mais pour laquelle on aurait apprécié encore un peu plus de folie (la cuisine africaine est d’ordinaire plus épicée, mais s’adapte ici à une clientèle non initiée).

Pour le dessert, on se satisfait d’un ananas poché au bissap blanc avec glace à la fleur de lait, mais bien dommage que la crème brûlée au moringa soit trop cuite, ça gâche le plaisir. Déception aussi sur un vin de bordeaux entre-deux-mers mais on se rattrape très bien avec un cépage rouge nîmois et un vouvray. On peut aussi opter pour les bières ivoiriennes ou l’excellent bissap.

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