dimanche 29 janvier, 2023

TGV en Touraine : indemnité refusée pour les abonnés et hausse des tarifs

Ce mardi 10 janvier c’est jour d’inflation pour l’abonnement TGV qui permet de relier facilement Tours et St-Pierre-des-Corps à Paris Montparnasse : il prend 30€, passant de 615 à 645€ par mois, soit l’aller-retour à 32,25 sur la base de 20 jours de travail mensuels à la capitale, 53€75 si l’on ne fait le trajet que trois fois par semaine.

Cette hausse de 6% avait été annoncée, la SNCF l’expliquant notamment par la progression de sa facture énergétique (l’entreprise est le premier consommateur d’électricité du pays). Elle est d’ailleurs couplée à une hausse globale des billets grandes lignes de 5%. Mais la nouvelle a du mal à passer. Déjà parce que la société ferroviaire se prépare à officialiser un bénéfice record à plus de 2 milliards d’€ pour 2021 (même si elle reste en parallèle très endettée) mais aussi parce qu’une partie des abonnés estime que le service de la ligne Tours-Paris se dégrade.

Ainsi, depuis plusieurs semaines, le navetteur David Charretier ne cesse de communiquer son agacement vis-à-vis de la SNCF, appelant à une grève de la présentation des cartes d’abonnements lors des opérations de contrôle. Très actif sur Twitter, le président historique de l’association des tgvistes tourangeaux multiplie les chiffres pour critiquer le service, dénonçant pêle-mêle une réduction du nombre de trains (suppression d’un Paris-Tours le vendredi soir depuis le mois de décembre) ou l’allongement progressif des temps de transport (autour de 5 minutes, soit 10 minutes dans le train en plus pour un aller-retour). De plus, il déplore la hausse astronomique de l’abonnement, passé de 454€ à 645€ en 11 ans.

Selon David Charretier il y a également « une rupture de dialogue » avec la SNCF, qui n’a pas rétabli les réunions avec les habitués du Tours-Paris qui se déroulaient tous les 3 mois jusqu’en 2017. Il critique également l’absence d’indemnisation globale des abonnés après les grèves de décembre (au début du mois puis à Noël), la compagnie ferroviaire se retranchant derrière le fait que les travailleurs auraient été relativement peu impactés par ces mouvements. Elle privilégierait donc un geste au cas par cas. Le représentant des usagers rétorque lui que de nombreux rendez-vous ont dû être reportés à la dernière ou que l’action des contrôleurs a posé des soucis de garde d’enfants.

Pour des mesures plus collectives, le président de l’association TGV Tours-Paris espère désormais un soutien des élus comme la maire de Tours Emmanuel Denis ou les députés, eux-mêmes usagers réguliers du train vers la capitale. Il se base aussi sur le fait que des compensations financières ont déjà été accordées en cas de fortes perturbations des trains, la dernière en date remontant à 2018. « Notre association continuera le combat » assure ainsi David Charretier.

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