jeudi 9 février, 2023

Le Paradise Film Festival veille sur les courts métrages

La première édition du festival des Films du Loup Blanc a proposé un palmarès de haute voltige.

Il y a parfois des petites fiertés dans la vie d’une personne qui n’est pas forcément un grand cinéphile. Celle d’apprécier les mêmes oeuvres qu’un jury et que toute une salle lors d’un festival. C’est ce qui nous est arrivé lors de cette première édition du Paradise Film Festival, le grand événement des productions des Films du Loup Blanc qui avaient investi les cinémas Studio de Tours pour la journée. Après seulement 3 mois de travail et près de 150 films à visionner, Alex Guéry et ses compagnons ont établi deux programmations : Hors Compétition et une Sélection Officielle.

Que trouvait-on dans la deuxième partie ? 11 films. Et beaucoup de diversité. La plupart venait de France mais on a aussi pu profiter de deux ovnis en provenance d’Espagne et de Malaise. Du reste il y avait beaucoup d’amour en suspens… Dans Punk c’était sous la forme d’une balade érotique et passionnée… Dans La Veilleuse c’était loufoque, beau et magnétique… Dans Pour vos yeux bleus c’était déstabilisant, brutal et oppressant… Dans Vindictam c’était lointain, tendu et triste… Dans Symptômes d’amour c’était tout simplement mignon.

La Veilleuse, un coup de coeur général

Comment représenter un sentiment, l’évolution d’une histoire en une dizaine de minutes ? Ces courts-métrages répondaient souvent bien à la question. Introduction, développement, conclusion. Cette dernière souvent inatendue, parfois complexe à analyser, offrant plusieurs portes ouvertes. Voilà ce qui fait la force d’un court métrage : engranger chez le spectateur un maximum d’émotions en un minimum de temps. Et à ce petit jeu là il y en a une qui a réussi à séduire tout le monde : la parisienne Joan Borderie avec le fruit de son travail de fin d’études dans l’école parisienne de Luc Besson : La Veilleuse et son scénario écrit en 5h (déjà primée à Juvisy / Orge, confiante, elle prépare désormais une version longue).

La Veilleuse c’est l’histoire d’un homme qui n’arrive pas à dormir. Pour y arriver, il ressort la veilleuse lumineuse de son enfance qui tombe très vite en panne. Alors il passe une petite annonce pour trouver une veilleuse en chair et en os. Une femme payée pour dormir avec lui, dont l’une des seules missions est d’attendre qu’il ferme les yeux pour faire la même chose à son tour. Mais qu’arrive-t-il quand deux personnes sont amenées à partager chaque soir le même lit ? La relation peut-elle rester professionnelle ? Que se passe-t-il si le patron part soudainement en déplacement à l’extérieur sans rentrer la nuit ? Drôle, subtil, tendre et émouvant La Veilleuse est reparti avec le prix du public et du jury du Paradise Film Festival (et donc avec un soutien financier et technique pour d’autres projets). Et il a failli décrocher aussi le coup de coeur des Loups Blancs, finalement attribué à Symptômes d’amour de Guillame Desjardins, un court-métrage réalisé en 48h chrono à Montpellier et qui donne envie à quiconque de croire encore au coup de foudre, « une claque, très esthétique » justifie Alex Guéry.. 

En tout cas le verdict est clair : même si le public aurait pu être plus nombreux pour cette première édition, le « challenge » des Loups Blancs est réussi et en appelle d’autres. « Maintenant on va redescendre. On est heureux des échos. Ce festival a permis des rencontres, des échanges entre réalisateurs ou avec le public et on veut continuer à montrer que la Touraine peut être un écran de cinéma international, la grande qualité de la programmation de ce soir l’a montré. Notre rêve s’est réalisé » raconte le fondateur des Loups Blancs à chaud. Il se concentre maintenant sur son prochain défi : la deuxième édition, début avril, des 48h pour réaliser un court-métrage. 

Olivier COLLET

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