Tours

C'est officiel : la région Centre-Val de Loire va avoir plus d'internes en médecine

Précisément 255 dès cette année.

Ces dernières semaines on parle beaucoup de la situation médicale complexe de notre région. Le Centre-Val de Loire manque de docteurs et de doctoresses.

Une solution a été avancée dans un premier temps : augmenter le nombre d'élèves admis en seconde année de médecine à la fac de Tours,autrement dit augmenter le numerus clausus. Le gouvernement n'a pas retenu cette option. Des voix se sont élevées pour le dénoncer, mais aussi d'autres pour dire que ce n'était pas forcément le problème principal, que ce qui manquait surtout c'était des postes d'internes, autrement dit des médecins en études qui exercent à l'hôpital ou dans d'autres structures de santé.

Objectif final : convaincre ces internes de rester exercer en Centre-Val de Loire à la fin de leurs études sachant que 3/4 d'entre eux s'en vont aujourd'hui.

Des éhanges ont eu lieu entre élus locaux et gouvernement... le 1er ministre a répondu ce mercredi. Edouard Philippe annonce que la région Centre-Val de Loire va bénéficier de plus de postes d'internes : 255 soit autant que le nombre d'admis en deuxième année. Il l'écrit dans un courrier aux députés de la majorité transmis ce 22 mai en notant qu'il a pris conscience du souci en constant que seuls 214 postes d'internes ont été pourvus dans les 6 départements de la région en 2018.

C'est donc confirmé : dès novembre, 255 postes d'internes seront disponibles en Centre-Val de Loire. Pour les étudiant(e)s de Tours ou d'ailleurs. Charge ensuite aux institutions locales de santé ou les pouvoirs publics de les encourager à rester pour repeupler le déser médical ligérien. Les premières conclusions de la mesure pourront être tirées dans 3 ans, l'internat concernant les trois dernières années des études de médecine.

Edouard Philippe déclare également qu'il souhaite que le Centre-Val de Loire puisse expérimenter des mesures du plan Ma Santé 2022 du gouvernement ce qui était une requête des députés. On ne sait pas précisément lesquelles ni dans quels délais mais le 1er ministre cite par exemple le déploiement des assistants médicaux ou la formation d'infirmiers et d'infirmières en pratiques avancées. L'installation de jeunes médecins devrait enfin être facilitée.

Le député LREM de Tours Philippe Chalumeau - médecin de profession - estime en réaction que "nous permettons ainsi la formation et l’installation rapidement à un horizon de 3 ans d’un nombre de médecins significativement important". Le doyen de la fac de médecine de Tours Patrice Diot estime lui que c'est "un acte déterminant pour notre région Centre-Val de Loire", citant en prime la promesse de postes supplémentaires en formation, Tours étant seulement au 29ème rang sur 34 en ce qui concerne le nombre d'enseignants.