Tours

Ces ministres qui n’ont pas (encore) posé le pied en Touraine en 2019

Il y en a sans doute plus que ce que vous pensez.

Depuis le début de l’année, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans visite ministérielle en Indre-et-Loire. Pour une inauguration, un débat, un congrès… Les membres du gouvernement se rendent souvent en terres tourangelles, par ailleurs département dont 4 députés sur 5 sont issus de la majorité présidentielle. On a même vu deux fois la ministre de la santé Agnès Buzyn en moins d’une semaine, d’abord à Avoine, puis à Tours.

Ce mardi 23 avril, ce sont deux membres du gouvernement pour le prix d’une qui sont attendues pour signer un pacte Territoire d’Industrie, un programme pour soutenir les entreprises industrielles de l’Est-Tourangeau.

Ce déplacement débutera dès 10h à Château-Renault, en présence de Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales accompagnée d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances. Les deux femmes resteront 1h sur place avant de gagner Amboise pour visiter le CFA et échanger avec des jeunes. A la mi-journée elles déjeuneront à Tours avant que Jacqueline Gourault ne se rende seule inaugurer le centre d’affaires Emergence de Bléré vers 15h.

Voilà pour le programme.

Maintenant, voyons qui l’Indre-et-Loire pourrait recevoir prochainement, car malgré cette opulence de rendez-vous politiques protocolaires, il y a encore des membres du gouvernement qui n’ont pas inscrit notre département à leur agenda officiel récemment. Sûrement un oubli. Comme vous ne connaissez peut-être pas aussi bien leurs noms que vos tables de multiplication, on va vous aider…

Marlène Schiappa : espérée l’an dernier pour une action du Planning Familial, elle n’avait finalement pas pu se rendre disponible. Mais la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes va bientôt se rattraper puisqu’elle sera en Indre-et-Loire ce jeudi 25 avril pour inaugurer le nouveau centre d’accueil de Tours dédié aux femmes victimes de violences. Elle sera accompagnée du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur Laurent Nunez… qui, pour le coup, est déjà passé par chez nous en janvier pour rencontrer les policiers de Joué-lès-Tours et animer une cérémonie de vœux en préfecture. Un déplacement qui avait alors légèrement été perturbé par des Gilets Jaunes.

Marc Fesneau : chargé des relations avec le parlement, ce membre du Modem n’est pas venu cette année. Pourtant à la base il est député du Loir-et-Cher, ce n’est pas si loin…

Sibeth N’Diaye : la nouvelle porte-parole du gouvernement vient seulement d’être nommée, donc elle est toute excusée.

François de Rugy : le ministre de la transition écologique (et solidaire) qui remplace Nicolas Hulot depuis sa démission n’a pas encore pris le TGV jusqu’ici en 2019. Pourtant sûr qu’il pourrait y apprendre plein de choses sur des initiatives locales en faveur de l’environnement. Idem pour lBrune Poirson et Emmanuelle Wargon, les secrétaires d’Etat rattachées à son ministère qui attendent sans doute la meilleure occasion de venir.

Elisabeth Borne : la ministre des transports n’a pas encore pris position sur le dossier de la navette Tours / Saint-Pierre-des-Corps. En revanche il y a peu elle s’était intéressée, par courrier, au dossier des nuisances sonores de la LGV. Mais la réglementation autour du bruit des trains n’a pas encore formellement évolué.

Jean-Yves le Drian : il faut bien reconnaître que malgré sa douceur de vivre, la Touraine n’est pas vraiment le terrain de jeu idéal pour le ministre des affaires étrangères. Idem pour ses secrétaires d’Etat Amélie de Montchalin et Jean-Baptiste Lemoyne ou la ministre des outre-mer Annick Girardin.

Florence Parly : récemment venue dans le Loiret, et « invitée » en Indre-et-Loire en 2018, on l’y attend toujours. Possible qu’elle s’y rende tout de même avant la fin du mandat : le député de Tours Philippe Chalumeau est en pointe sur les questions de défense et Tours concentre les directions des ressources humaines des trois armées (air, terre, marine). Il y a par ailleurs un dossier important en cours, en l’occurrence le départ de l’école de chasse de la base aérienne 705 d’ici 2021. A noter que sa secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq était venue fin 2017. Mais c’était il y a longtemps…

Adrien Taquet : formellement invité par le président du Conseil Départemental Jean-Gérard Paumier qui veut s’entretenir avec lui du sujet délicat de l’afflux de mineurs étrangers isolés, le secrétaire d’Etat en charge de la politique de l’enfance ne lui a pas encore répondu officiellement. En revanche sa ministre de tutelle Agnès Buzyn et sa collègue secrétaire d’Etat Christelle Dubos sont venues cette année.

Bruno Le Maire : venu en « off » pendant le congrès de rentrée des députés LREM en septembre 2018, on attend toujours une visite officielle du ministre de l’économie en 2019. A l’époque quand il était candidat aux élections au sein du parti Les Rpublicains, il venait toujours faire campagne à Tours. Inconnu encore ici, son nouveau secrétaire d’Etat chargé du numérique Cédric O viendra peut-être féliciter prochainement l’obtention du label French Tech par le Val de Loire ?

Gérald Darmanin : venu déminer le terrain fin 2018 quand il s’agissait de lancer la campagne d’information sur la mise en place du prélèvement à la source, il n’est pas encore passé voir les agents des impôts d’Indre-et-Loire en 2019. Idem pour Olivier Dussopt, en charge de la fonction publique.

Christophe Castaner : en déplacement à Tours pour faire campagne pour les élections Européennes un an avant le scrutin en 2018, le ministre de l’intérieur n’est pas revenu officiellement en Indre-et-Loire depuis, au contraire de son secrétaire d’Etat Laurent Nunez. En revanche, on peut noter qu’un de ses proches a récemment été nommé procureur de Tours, en la personne de Grégoire Dulin.

Sébastien Lecornu : pas encore vu passer le secrétaire d’Etat chargé des collectivités territoriales. Julien Denormandie, missionné pour le logement, s’est lui arrêté à la Mission Locale au début du mandat mais alors qu’il avait d’autres fonctions. On notera que Jacqueline Gourault qui vient ce mardi est leur ministre de tutelle.

Roxana Maracineanu : si elle a connu le Loir-et-Cher pendant sa carrière de nageuse, la nouvelle ministre des sports ne s’est pas encore officiellement venue en Touraine. En revanche celle qui l’a précédée (Laura Flessel), s’était déplacée pour un match du TVB après les insultes racistes qui avaient touché Nathan Wounembaina en 2018.

Bilan :

A ce jour, 22 membres du gouvernement ne sont pas encore passés par l’Indre-et-Loire en 2019 même si certains sont déjà venus plus tôt depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Il n’en manquera « que » 21 en fin de semaine après la venue de Marlène Schiappa.

En revanche, 14 ont déjà fait acte de présence.

Un petit rappel ? Ok : Didier Guillaume (agriculture, pour parler avec la confédération paysanne), Franck Riester (culture, lors des Assises du Journalisme), Jacqueline Gourault (relations avec les collectivités ce mardi), Frédérique Vidal (en charge de l’enseignement supérieur, venue deux fois dont une pour un Grand Débat), Laurent Nunez (intérieur, venu à Joué et Tours en janvier), Gabriel Attal et Jean-Michel Blanquer (éducation, respectivement venus pour lancer le volontariat territorial et pour un Grand Débat avec des jeunes), Nicole Belloubet (justice, en visite pour un Grand Débat avec des détenus à Tours), Agnès Pannier-Runacher (aux côtés de Jacqueline Gourault ce mardi), Christelle Dubos (solidarité et santé, venue parler du plan pauvreté), Agnès Buzyn (à la santé, venue inaugurer une maison de santé et à un congrès des internes en médecine), Muriel Pénicaud (travail, pour un déplacement au CFA de Joué-lès-Tours), Sophie Cluzel (handicap, venue notamment à la MDPH à Tours), Edouard Philippe (premier ministre, accompagnait Agnès Buzyn à Avoine).

Il reste 35 semaines avant la fin de l’année, au rythme d’un déplacement hebdomadaire c’est largement jouable de faire venir tout le monde. La liste pourrait d’ailleurs s’allonger dès le 2 mai lors du déplacement d’Emmanuel Macron à Amboise avec le président italien. Ce sera par ailleurs le deuxième déplacement officiel du président en Indre-et-Loire depuis son élection, sachant que le premier s’était déroulé sur deux jours ce qui reste assez rare dans l’agenda élyséen.