Tours

Collecte record et nouveau défi pour les Restos du Cœur d’Indre-et-Loire

Ils ont rassemblé 143 tonnes de produits en 2 jours et demi !

« On ne sait plus où marcher dans l’entrepôt » nous dit le président des Restos du Cœur d’Indre-et-Loire depuis le marché de gros de Rochepinard. La collecte annuelle de l’association organisée au moment de la diffusion du concert des Enfoirés sur TF1 a été un immense succès ce week-end en Indre-et-Loire, voici les principaux chiffres qu’il faut en retenir :

1 400 bénévoles

125 magasins mobilisés

143 tonnes collectées

16 tonnes de plus qu’en mars 2018

1 mois nécessaire pour tout trier

« On a eu beaucoup de conserves mais aussi des couches, des produits d’hygiène, des lingettes pour bébé » liste le responsable de l’antenne tourangelle de l’association caritative qui a renforcé sa présence sur le terrain et a bénéficié de l’affluence du dimanche matin dans les super et hypermarchés pour gonfler ses chariots.

« Les Tourangeaux sont généreux » se félicite donc Michel Flamé qui aborder donc la campagne dite d’été des Restos avec un peu plus de sérénité malgré l’affluence dans les centres… Jugez plutôt :

5 000 personnes attendues

+12% par rapport à 2018

Un nombre important de jeunes de moins de 25 ans

« On voit de plus en plus de jeunes seuls, c’est notre inquiétude » nous explique le président des Restos du Cœur d’Indre-et-Loire. Si la collecte a été un succès, l’association a néanmoins pas mal de besoins, d’autant que les dons financiers stagnent. Que lui faut-il ?

Des camions que pourraient donner des entreprises

Des ordinateurs pour remplacer ceux qui peuvent tomber en panne dans les centres de distribution

Des bénévoles pour de la trésorerie ou du secrétariat, même une matinée par semaine, même en télétravail

Et surtout de locaux assez grands pour ouvrir un nouveau centre de distribution dans le quartier des Fontaines, à Tours

« Notre but n’est pas d’y faire que de la distribution » argumente Michel Flamé. « Nous voulons aider les gens à sortir des Restos, à rentrer dans la société, retrouver du boulot. On réfléchit à faire du micro-crédit, de l’aide juridique. »