Tours

Une Tourangelle imagine un roman loufoque à base de perroquet et d’héritage

Et pourtant, tout est plausible.

Ça se lit en moins d’un week-end et la façon de titrer les chapitres rappellera des souvenirs aux fans de Friends. La journaliste tourangelle Elisabeth Segard sort ce mois-ci son premier roman, l’histoire d’un riche industriel lillois qui lègue sa fortune à son cacatoès bien aimé… sauf si ses trois petits-enfants réussissent à gagner 100 000€ chacun en un an. En cas de succès, c’est eux qui empocheront les millions. En cas d’échec, ils n’auront plus que leurs serviettes en soie pour pleurer.

Les pépètes du cacatoès, c’est un bouquin terriblement actuel. On y parle d’Instagram, de cafés branchés, de looks très étudiés… mais aussi de féminisme, ou de valeurs familiales. Ode à l’industrie, à la débrouille et à la créativité, cette histoire fera grincer des dents la bourgeoisie et les spécialistes de l’influence sur les réseaux sociaux tout en réconfortant la classe ouvrière et les fans de mots fléchés. On y croise un notaire déstabilisé, un agent d’artistes décontenancé ou une épouse perturbée. Toutes et tous finiront surpris par la tournure des événements.

(c) Gin Pineau

Un poil prévisible mais écrit avec finesse, malice et culot, Les pépètes du cacatoès est l’aboutissement d’un long processus pour Elisabeth Segard. Ado, ses profs poussaient pour qu’elle s’inscrire à des concours de nouvelles, elle avait souvent de très bonnes notes en dissertation… mais il y a 15 ans elle n’a jamais réussi à terminer un premier manuscrit.

Stimulée par un pari avec son mari, cette mère de 3 enfants a retenté l’aventure en novembre 2017. Validé par ses copines 7 mois plus tard, le livre a également plu aux éditeurs : « j’ai envoyé mon manuscrit à une vingtaine de maisons. City Editions m’a répondu en 5 jours, en plein mois d’août » confie-t-elle, encore impressionnée. De quoi l’encourager à continuer : « j’ai plein d’idées sous le coude avec ces personnages. Et je travaille pour un deuxième roman, sur tout autre chose. »

Découvrez le portrait complet d’Elisabeth Segard sur 37 degrés