Tours

Nouvel Hôpital Trousseau : début des travaux en 2021, ouverture prévue en 2024

Un CHU tout neuf à près de 400 millions d’euros.

C’est un projet en préparation depuis 5 ans : la reconstruction complète de l’hôpital Trousseau de Chambray-lès-Tours pour en faire un site de santé hyper moderne, en opposition totale avec la vieille tour des années 70 devenue obsolète. Après de longues démarches administratives, ce chantier gigantesque entre dans sa phase concrète en ce mois de janvier 2019… La direction a présenté ce mardi les premiers plans et les premières images de synthèse des futurs bâtiments de verre et de béton qui devraient ouvrir dès 2024.

Le site du CHU Trousseau s’étend sur près de 40 hectares au Nord de l’Avenue de la République de Chambray. Les opérations de construction vont avoir lieu sur la zone la plus proche de la route, et ce afin de préserver le fonctionnement des locaux actuels. Les interventions chirurgicales, les consultations et les urgences vont donc perdurer dans la même configuration qu’aujourd’hui jusqu’à l’inauguration officielle des nouvelles installations.

Une option pour déménager l’hôpital pour enfants à Trousseau

En résumé, le futur CHU sera découpé en plusieurs pôles, rassemblés autour d’un grand accueil central très lumineux. Sur la gauche, il y aura toute la partie « opérations » avec des urgences agrandies. Sur la droite, la partie hospitalière avec 560 lits, une soixantaine de plus qu’aujourd’hui. A l’avant de ses bâtiments, les architectes du cabinet AIA ont imaginé un vaste parc qui fera la liaison entre l’entrée et la station de tramway. Sur la partie Ouest de ce parc, on devrait également trouver le nouvel hôpital pour enfants de plus de 15 000m² et près de 150 lits. Même si son déménagement n’est pas encore totalement validé, cette option semble privilégiée par rapport à un transfert des activités pédiatriques sur le site Bretonneau à Tours. Dans tous les cas, Clocheville cessera ses activités actuelles mais restera un site de santé, avec un plan ambitieux autour des adolescents.

Autres points importants : un projet de nouveau bâtiment dédié à la biologie est dans les cartons, tandis que les consultations se dérouleront dans les bâtiments actuels situés au rez-de-chaussée de la tour. Ces derniers ne seront donc pas démolis, alors que les jours de la grande tour semblent comptés (mais aucune date de destruction n’est annoncée. Dans le futur, d’autres bâtiments pourraient être édifiés sur la partie Nord du site de Trousseau si la direction du CHU décide de fermer Bretonneau pour regrouper l’ensemble de ses activités sur un seul et unique site.

Ce chantier d’ampleur est estimé à presque 400 millions, en incluant les constructions optionnelles de l’hôpital pour enfants et du bâtiment dédié à la biologie (75 millions d’euros). Tout ça s’inscrit dans un plan global d’investissement de 727 millions d’€ pour le CHU qui veut passer de 5 sites à 2 sites dès 2026, et puis peut-être un seul à l’horizon 2040. Les options présentées ce 22 janvier sont encore amendables. Des consultations ont lieu en ce moment avec le personnel, ainsi qu’avec Tours Métropole pour valider le tracé définitif de la ligne de tram et l’organisation de la circulation dans le secteur.

Des robots pour la logistique

Une fois ces démarches abouties, suivront le dessin des plans définitifs, la délivrance du permis de construire et les appels d’offres pour les entreprises de construction. Tout cela à l’horizon 2020, pour une arrivée des ouvriers en 2021. L’objectif est d’ouvrir ce Trousseau 2.0 en 2024, un an avant l’inauguration de la seconde ligne de tramway qui le desservira directement. Vu l’étendue du site, une navette bus devrait desservir ses différents pôles pour éviter trop de marche à pied aux personnes qui ont du mal à se déplacer. Pour les automobilistes, au moins 800 places de stationnement sont envisagées avec la possibilité de construire un parking à étages via un concessionnaire privé (donc places payantes).

Petit bonus : les nouvelles technologies seront omniprésentes dans ce futur établissement hospitalier. Si on nous garantit que l’accueil restera humain, une grande partie de la logistique sera néanmoins assuré par des robots qui transporteront le matériel nécessaire aux équipes médicales dans des ascenseurs dédiés.

Olivier Collet