Tours

Après-midi parfois tendu pour l'Acte 10 des Gilets Jaunes à Tours

Avec un millier de personnes dans la rue.

Pour leur dixième grande manifestation en centre-ville de Tours depuis le 17 novembre, les Gilets Jaunes avaient choisi un nouveau lieu de rendez-vous ce samedi 19 janvier : la Place de la Résistance. Vers 14h, 200 à 300 personnes y étaient rassemblées, un groupe qui a grossi progressivement. Au plus fort de l'après-midi, on a pu compter jusqu'à un millier de manifestantes et de manifestants. Une ambiance évidemment revendicative mais parfois détendue, avec de la musique par exemple.

Dans le cortège, des références au Référendum d'Initiative Citoyenne ou à la Révolution de 1789... Mais aussi aux violences policières. Le parcours, non déclaré à l'avance, a sillonné les rues du centre-Ville via la Place Jean Jaurès, la Place Anatole France, la Rue Nationale ou encore la Rue des Halles avec quelques tirs de pétards. Vers 16h, au croisement de la Rue Marceau, une partie des Gilets Jaunes a poursuivi vers les Halles tandis qu'un groupe d'une centaine de personnes s'est dirigé vers le commissariat.

Là, pendant de longues minutes, manifestantes et manifestants (équipés de masques pour certains) ont fait face aux forces de l'ordre. On a pu entendre des propos insultants envers les policiers qui ont fini par lancer des bombes lacrymogènes pour tenter de repousser le cortège plus haut dans la Rue Marceau. Ils ont ainsi chargé à deux reprises  cet endroit, alors que plusieurs groupes étaient dispersés dans la rue et aux alentours. Vers 17h, tout le monde s'est dirigé vers la Place Jean Jaurès où de nouvelles tensions ont éclaté. Des barricades ont été montées avec des poubelles ou des sapins de Noël.

Après 18h, les policiers et les dernières personnes présentes ont ensuite en quelque sorte joué au chat et à la souris autour de l'Avenue de Grammont, de Jean Jaurès ou de la gare. A 19h15, selon la police et la préfecture, 4 personnes avaient été interpellées : en début d'après-midi un homme de 49 ans porteur d'un couteau et d'une bombe lacrymogène puis plus tard 2 mineurs de 15 et 17 ans accusés d'avoir jeté des pierres et un homme de 26 ans pour violences envers les policiers, outrages et incitations à l'émeute. D'après la préfecture, 3 personnes dont deux âgées ont été prises en charge par les pompiers après des tirs de gaz lacrymogène. Les secours ont aussi dû éteindre deux feux. Nous n'avons pas d'autre information pour l'instant sur d'éventuelles autres personnes blessées.