Tours

Double manifestation des profs de Vaucanson samedi à Tours

Le matin et l'après-midi.

Il y a de la colère dans l'air au Lycée Vaucanson de Tours Nord... Lundi 14 janvier, une large majorité des enseignants a cessé le travail (81% selon les organisateurs du mouvements. Rejoints par la totalité des conseillères d'éducation et une grande partie des conseillères d'éducation, ils se sont rassemblés devant leur établissement dès 7h45 du matin pour protester contre la suppression d'une classe de seconde et de 3 classes de première.

Ces personnels mobilisés s'opposent en fait à une réforme qui privilégie les lycées proches des lieux d’habitation des jeunes « sans anticiper sur le fait qu’un lycée comme Vaucanson s’est construit sur sa bonne réputation et donc a une grande partie de ses élèves qui ne viennent pas de son secteur » nous expliquait un enseignant la semaine dernière.

Le mouvement n'en étant qu'à ses débuts, il va quitter Tours Nord ce samedi... Un premier rassemblement est annoncé à 10h30 devant l'entrée du Forum de l'Orientation au Parc Expo, puis un autre à 14h30 Place Anatole France.

Soutenus par les syndicats FO et SNES, les profs de Vaucanson demandent l'abandon de la réforme et le maintien de tous les postes dans leur lycée. Ils craignent plus de classes à 35 élèves voire une généralisation de celles-ci ainsi que la disparition des dédoublements qui permettent pourtant de travailler en petit groupe. Selon eux, certaines options sont aussi menacées, les dérogations ne seront plus possibles si les élèves sont incités à se rendre dans leur lycée de secteur et des postes de psychologues ou de CPE seraient menacés.

D'autres actions pourraient être envisagées, peut-être également dans d'autres établissements. La réforme du lycée semble déplaire à une frange conséquente du corps enseignant.

Interrogé par Info Tours, le directeur académique d’Indre-et-Loire assumait lui la réforme : « on ne veut pas amoindrir l’offre mais maintenir voir élargir le nombre de divisions en se rapprochant des territoires » nous disait-il.