Tours

Indre-et-Loire : les villes qui gagnent des habitants... et celles qui en perdent

Des hausses spectaculaires à Esvres ou Përnay.

C’est une tradition entre Noël et Nouvel An : l’INSEE publie ses estimations de la population en Centre-Val de Loire, en Touraine et dans les communes. Issues du recensement mené chaque année en janvier et février, ces données permettent d’étudier l’évolution du nombre d’habitants dans notre région. Elles sont très utiles pour les municipalités car elles permettent d’ajuster la politique sociale ou d’équipements en fonction des besoins. C’est aussi à partir de ces tableaux que l’Etat fixe le montant des dotations financières qu’il verse aux maires.

Il faut rappeler que le Centre-Val de Loire est la deuxième région de France métropolitaine la moins peuplée, juste devant la Corse. Pour l’année 2016, elle comptait 2,7 millions de ligériennes et de ligériens. Une commune sur deux a une démographie positive. Celles qui voient les chiffres baisser sont souvent en zone rurale.

Pour l’Indre-et-Loire, Tours est évidemment la ville la plus peuplée avec 136 565 habitantes et habitants en 2016, 2 000 de plus qu’en 2011 soit une hausse de 0,3%.C’est la grande ville de la région dont la population progresse le plus vite. Orléans est à +0,1% avec 20 000 personnes de moins sur son territoire communal. Les autres préfectures régionales enregistrent toutes des baisses.

Deux villes du top 10 en déclin

Deuxième commune du département, Joué-lès-Tours avec 37 505 habitants, 1 000 de plus en 5 ans (+0,5%). Derrière, Saint-Pierre-des-Corps est dynamique : +0,8% avec 15 866 habitants, 15 260 en 2011.

4ème du classement, Saint-Cyr-sur-Loire comptait 15 703 habitants en 2016... mais 16 189 5 ans plus tôt. C’est la seule ville du top 10 départemental à voir sa population diminuer avec Amboise (12 761 amboisiennes et amboisiens en 2016, 13 005 en 2011).

Sinon, Saint-Avertin (5ème), voit sa population progresser  de 0,7% et frôle les 15 000 personnes sur son territoire en 2016 (14 988). Une belle hausse, mais aussi conséquente qu’à Chambray (7ème) : +1,5% sur 5 ans avec désormais 11 548 habitants, 800 de plus sur une demi décennie. Montlouis (10 628 habitants, +0,3%) est 8ème devant Fondettes (10 460 personnes, +0,3%) et la Riche (10 370 personnes, +0,6%).

Plus de 600 000 personnes dans le département, la moitié dans la Métropole

Avec ses 22 communes, Tours Métropole rassemble 292 000 personnes, 10 000 de plus qu’Orléans Métropole dont la croissance est néanmoins plus rapide : +0,6% contre +0,3%. Si l’on prend l’ensemble de l’agglo tourangelle (métropole + communes alentours comme Amboise) on atteint un arrondissement de 384 117 habitantes et habitants, presque 11 000 personnes supplémentaires par rapport à 2011.

L’arrondissement de Chinon en compte un peu plus de 103 000 (+0,3%), 118 000 à Loches et dans ses environs (+0,1% en 5 ans). Le département totalise 606 223 Tourangelles et Tourangeaux, contre 593 000 en 2011. C’est le deuxième plus peuplé de la région derrière le Loiret (674 000 personnes). Les naissances y sont plus élevées que les décès, et les arrivées d’autres pays ou départements plus nombreuses que les départs.

 

Quelques communes à la variartion notable :

- Autrèche (379 en 2006, 402 en 2011, 429 en 2016)
- Braye-sur-Maulne (221 en 2006, 175 en 2016)
- Charentilly (    1 030 en 2006, 1 098 en 2011 et 1 273 eb 2016)
- Cigogné (318 en 2006, 355 en 2011, 434 en 2016)
- Crissay-sur-Manse (114 en 2006, 94 en 2016)
- Esvres (4 411 en 2006, 4 734 en 2011, 5 849 en 2016)
- Noyant-de-Touraine (815 en 2006, 1 028 en 2011 et 1 218 en 2016)
- Pernay (997 en 2006, 1 325 dix ans plus tard)
- Pont-de-Ruan (772 en 2006, 905 en 2011, 1 157 en 2016)
- Saint-Antoine-du-Rocher (1 252 en 2006, 1 481 en 2011, 1 714 en 2016)