Tours

[#MIAM] Tartines, soupes et pâtisseries : le Printemps de Tours ouvre son café

Au beau milieu du magasin.

Peut-on se régaler avec une vue sur des sacs de grandes marques, et à deux pas d’un large choix de vêtements ou de produits de beauté ? Rue de Bordeaux, le Printemps de Tours parie que oui. Dans le cadre de la vaste rénovation de son rez-de-chaussée (en attendant celle du 1er étage, un peu repoussée), le grand magasin a installé un nouvel espace de 75m² au cœur de sa surface de vente, un endroit avec 25 couverts, un comptoir et une petite cuisine.

Deux salariés de l’enseigne s’occupent de la confection des plats et du service 5 jours par semaine de 11h à 18h (mercredi-dimanche pendant la période des fêtes, mardi-samedi le reste de l’année). A la barre côté cuisine : Marek, auparavant traiteur pour des particuliers ou dans le milieu culturel. Ses propositions évoluent tous les jours, « de préférence avec des produits locaux et bio mais ce n’est pas toujours facile de se faire livrer » explique la directrice du Printemps, Soizic Pinero.

La vaisselle et les chaises sont à vendre

Le jour de notre venue, on a goûté un bouillon thaï avec lait de coco, citronnelle et coriandre avant de se laisser surprendre par une tartine au guacamole surplombée d’un œuf poché. Très bien présentée, l’assiette est gourmande, copieuse et harmonieuse. Le guacamole est fin, léger, crémeux. L’œuf coulant apporte une juste dose de gourmandise, et la salade un poil croustillante (noix et croûtons) a elle aussi du cachet. Pour le dessert, on a opté pour l’amandine aux poires (il y avait aussi du riz au lait ou un moelleux aux deux chocolats).

Pour les tarifs, il faut compter sur des formules qui vont de 10€50 à 13€50, 7€20 pour le duo boisson-dessert, 9€ la tarte ou la salade du jour. Privé de lumière naturelle, l’endroit est plutôt adapté aux jours de grisaille, mais se trouve être un bon plan healthy et original dans un quartier qui manque – parfois – de propositions qualitatives pour le déjeuner ou le goûter.

A noter que, comme on reste dans un magasin, tout est à vendre à quelques mètres, en particulier les chaises, la vaisselle (Guy Degrenne) ou les verres (Kilner), l’idée étant – évidemment – d’inciter une certaine clientèle à venir plus souvent ici et l’inciter à acheter régulièrement, voire à faire découvrir les lieux à d’autres personnes qui n’y entrent que ponctuellement, tout cela se résumant sous le terme marketing de « l’expérience client ». Ce qu’il faut en retenir, c’est que vous mangerez dans des assiettes super design en attendant le développement d’une option vente à emporter. « On le fait déjà pour nos salariés avec des contenants consignés, et on voudrait aussi le proposer sous cette forme au grand public pour réduire les déchets » nous explique Soizic Pinero.