Tours

Tours cherche de nouvelles idées pour lutter contre le VIH-Sida

Des associations et des professionnels vont plancher non-stop pendant 2 jours.

Si l’on entend souvent dire que « on ne meurt plus du Sida » (en France), ne surtout pas imaginer que c’est une maladie bénigne et que son expansion n’est pas préoccupante. C’est en tout cas le message qu’associations et médecins tentent de faire passer chaque année au moment du 1er décembre, la Journée Mondiale de lutte contre le VIH.

Notre région est celle où la proportion de personnes séropositives est la pus élevée après l’Île de France : 4 000 personnes suivies médicalement et 900 autres qui ignorent leur statut. Alors que plus de 100 personnes ont découvert qu’elles étaient atteintes en 2017 en Centre-Val de Loire, Tours va accueillir pour la première fois un grand rassemblement de cerveaux qui n’auront qu’une seule mission pendant 48h : trouver des idées pour faire reculer le virus. Cet événement s’appelle VIHACK et il se déroule dès ce jeudi au HQ, le grand espace de coworking situé Boulevard Béranger (entre La Poste et le tribunal).

Concrètement, les participantes et participantes du VIHACK vont se retrouver en petits groupes pour discuter prévention, campagnes d’information, promotion du dépistage… « Les participants vont venir d’horizons très divers, parfois très éloignés de la santé. Les écoles CEFIM et ESTEN sont partenaires, comme l’Université de Tours et une trentaine d’étudiants en médecine et en informatique vont participer aux réflexions. Des mentors vont donc les guider pendant les deux jours de travail (des juristes, des médecins etc) » explique le CHU de Tours et l’association VIH Val de Loire qui chapeautent l’événement via le médecin infectiologue Guillaume Gras qui espère voir émerger des projets concrets à l’issue de ces deux journées de travail.

Les travaux pratiques débuteront ce jeudi à 11h après un état des lieux de la présence du VIH dans la région. Ils s’achèveront vendredi vers 17h. Des thèmes ont été prédéfinis : création d’un jeu de formation pour les professionnels de santé, consultations à distance de dépistage du VIH et des malades sexuellement transmissibles, consultations à distance pour le suivi de personnes séropositives, comment améliorer le repérage du VIH ?, prévenir les partenaires sexuels en cas d’IST tout en préservant la confidentialité, quelle place de l’amour malgré une maladie ?, développement de la prévention auprès des personnes migrantes...

Pour encadrer les travaux, des professionnels reconnus au niveau national sont attendus à Tours comme Franck Barbier (de l’association AIDES) ou Virginie Supervie de l’Université Pierre et Marie Curie de Paris. Une vingtaine de personnalités tourangelles de la médecine et de la prévention ont également confirmé leur venue.