Tours

Une association politique pour l'ex élue Françoise Amiot

Elle vient de lancer Tours A'Venir et prépare les élections municipales.

Revoilà Françoise Amiot ! Élue en 2014 dans l’équipe du maire Serge Babary, celle qui était militante Les Républicains a fini par quitter le conseil municipal de Tours et son parti parce qu’elle n’a pas eu l’investiture aux élections législatives en 2017. En septembre dernier, elle a rebondi chez La République En Marche avec une place sur la liste des sénatoriales et, en 2018, elle place ses pions pour tenter de rejouer un rôle politique.

Le retour d'ex élus

Ce retour de Françoise Amiot prend la forme d’une association : Tours A'Venir. L’idée affichée en vitrine : « il faut réveiller Tours, redonner la parole aux Tourangeaux » via « une démarche participative » et même un réseau social sur Internet (des recettes habituelles avec une goutte de modernité).

Autour de l’ex adjointe, des noms connus du microcosme politique local qui en profitent pour se réveiller (Claude-Pierre-Chauveau, ex adjoint de Jean Germain et Pascal Ménage ancien député suppléant de Renaud Donnedieu de Vabres, Mathilde Paganelli qui était dans le sillage de Sophie Auconie ou Bastien Lebrun qui a démissionné du conseil municipal de Tours) et un élu en place, David Chollet, plutôt écologiste, actuellement dans le groupe Les Démocrates proche d’En Marche et qui cherchait « un espace » pour faire part de ses convictions.

Pas de bienveillance envers le maire de Tours

Tours A'Venir organisait une soirée de lancement vendredi dernier à deux pas de chez Françoise Amiot, Place Choiseul. Plusieurs dizaines de personnes avaient fait le déplacement, y compris pour observer quel était l’objectif réel de ce qui ressemble à une rampe de lancement politique à deux ans des prochaines élections municipales (Serge Babary avait fait pareil avec Evolu’Tours avant 2014). Sans surprise, l’ancienne élue ne cache pas qu’elle pense fort à ce futur scrutin.

Prochainement, Tours A'Venir compte mettre en place une consultation auprès des habitants de Tours via du porte à porte, comme l’avait fait En Marche avant la présidentielle. Par ailleurs, il est clair que l’association n’aura aucune bienveillance à l’égard du maire actuel Christophe Bouchet : « il y en a assez de l’immobilisme de cette municipalité qui perd l’avance qu’elle avait réussi à avoir » s’est ainsi inquiété Claude-Pierre Chauveau, en référence à l’ouverture de nouvelles lignes aériennes à Châteauroux tandis que l’aéroport de Tours fait du surplace.

Olivier Collet

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