Tours

Après les agressions du Nouvel An, manifestation de policiers à Tours

Ils étaient appelés à se rassembler devant le commissariat ce mardi à midi.

2018 a commencé par deux faits divers marquants pour les policiers de la région parisienne : l’agression d’une patrouille à Champigny-sur-Marne la nuit du Nouvel An puis une autre agression la nuit du 1er janvier à Aulnay-sous-Bois. Une semaine après, le syndicat Unité SGP Police (FO) appellait à des rassemblements devant les commissariats ce mardi à midi, à la veille d’une rencontre entre les représentants des policiers et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. A Tours, une centaine de fonctionnaires, élus et citoyens étaient présents.

« Il y a des agressions tous les jours. Depuis le début de l’année une dizaine de collègues ont été gravement blessés en France » souligne Thierry Pouilloux, le secrétaire départemental du syndicat à Tours.

Si les policiers se mobilisent aujourd’hui c’est pour obtenir « de la protection et de la reconnaissance. La législature actuelle fait que les délinquants n’ont plus la peur du gendarme ou du policier comme avant. C’est inadmissible de voir les policiers agressés. Ou même les pompiers que l’on doit parfois encadrer lors de leurs interventions, y compris dans certains quartiers tourangeaux. On demande que des peines de prison ferme soient appliquées pour les agressions, que ces affaires soient traitées en comparution immédiate mais aussi qu’un pôle de magistrats spécialisés soit créé pour traiter les violences vis-à-vis des policiers et des personnes qui représentent la République. »

En Touraine, aucune agression grave n’a été recensée récemment mais selon Thierry Pouilloux il y a des interventions tendues « plusieurs fois par semaine » : « régulièrement on a des collègues qui sont blessés, suite à des outrages. Ils peuvent souffrir d’entorses, par exemple. Et parfois ils se retrouvent avec des arrêts de travail pouvant atteindre 45 jours. Ce sont des violences gratuites : des outrages, des insultes, des violences… Les gens violentent nos collègues lors de simples contrôles comme c’était le cas il y a quelques jours à Argenteuil. Cela arrive trop souvent. Certains policiers disent aujourd’hui ‘je sais où je pars, je ne sais pas si je vais rentrer ce soir.’ Il y a une crainte permanente et pas assez d’écoute derrière. On voudrait pouvoir travailler, et pour ça il faudrait être défendu et reconnu. Si nous ne sommes pas en sécurité, nos concitoyens non plus. »