Tours

Rythmes scolaires : la ville de Tours va-t-elle repasser à la semaine des 4 jours ?

C'est l'élu écologiste Emmanuel Denis qui a amené la question en Conseil Municipal.

 Depuis la rentrée de septembre 2017, les communes (après accord de la direction académique de l'Education Nationale) ont le choix de revenir à la semaine scolaire de 4 jours ou garder le rythme actuel de quatre jours et demi avec des journées d'école plus courtes pour permettre la tenue d'activités périscolaires, les fameux TAP.

En Indre-et-Loire ce sont ainsi 80 communes qui ont sauté le pas dès la rentrée de septembre dernier en revenant à la semaine de quatre jours. Un choix que les élus de la ville de Tours n'ont pas voulu faire, préférant se donner un an de réflexion. Alors maire de Tours, Serge Babary expliquait ainsi au début de l'été : « Nous n'allons pas tout désorganiser d'un coup, alors que l'installation des rythmes actuels a mis du temps à se mettre en place. Il faut peser toutes les options sereinement ».

Depuis, les élus de la ville travaillent sur le sujet et ont notamment lancé une consultation à destination de tous les parents d'élèves de la ville. Le sujet s'est pourtant invité ce lundi soir au Conseil Municipal par la voix de l'élu d'opposition Emmanuel Denis. Profitant d'une délibération budgétaire stipulant une baisse de 45 000 euros de dépenses liées aux TAP,  l'élu écologiste s'est ouvertement interrogé sur l'avenir de ces mêmes  TAP l'an prochain. « Des TAP qui ont notamment une importance dans les quartiers populaires où ils permettent la découverte et l'apprentissage d'activités nouvelles pour beaucoup de jeunes ».

Et Emmanuel Denis de poursuivre en regrettant la simplicité de la consultation municipale : « Vous avez lancé une consultation sur base d'une seule question : souhaitez-vous revenir à la semaine de 4 jours ? Je trouve dommage qu'on soit loin de l'esprit de la loi qui concernait surtout les apprentissages des enfants. » Pour l'élu du groupe « Tours à gauche », « Je comprends les économies qui peuvent être réalisées (ndlr : la ville de Tours finance les TAP à hauteur de 2 millions d'euros par an), mais il aurait été nécessaire de faire un vrai bilan indépendant en faisant travailler les universitaires par exemple, pour évaluer l’intérêt ou non de ces TAP ».

Des interrogations que Christophe Bouchet, le nouveau maire, dit comprendre, tout en expliquant qu'il n'y aura pas de décision hâtive sur ce sujet.

De son côté, Barbara Darnet-Malaquin, adjointe à la petite enfance et à l'éducation a tenu à préciser plusieurs points : « Concernant les 45 000 euros, c'est un ajustement sur le nombre d'enfants accueillis. Quant aux TAP, aucune décision n'est prise, nous nous sommes donnés un an pour réfléchir ».

Et l'élue de préciser avoir voulu cette consultation auprès des familles, consultation qui aura reçu plus de 6500 réponses soit un retour de 70%. Barbara Darnet Malaquin attend également les retours des Conseils d'Ecole qui doivent donner également leur avis sur un retour ou non à la semaine des 4 jours. Au final c'est le directeur académique qui validera ou non la proposition qui lui fera le maire de Tours sur les rythmes scolaires.

Enfin, l'adjointe a tenu à rappeler que si les TAP avaient un coût pour la ville, leur fin entraînerait la réouverture du centre de la Charpraie le mercredi (jusqu'à la mise en place de la réforme Peillon, 300 enfants y étaient accueillis le mercredi) et donc d'autres frais pour la commune.