Tours

Des chasses au trésor culturelles dans les rues de Tours

4 étudiantes cachent des CD, livres et DVD et donnent des indices sur Facebook.

« Les trois premiers lots ont été trouvés en à peine une semaine, on va peut-être donner des indices plus difficiles la prochaine fois » nous racontent Lena, Esther, Gaëlle et Amandine. Ces 4 étudiantes en DUT Info Com à l’IUT de Tours se sont lancés dans un projet aussi enfantin que culturel, dans le cadre de leur formation : Explor'à Tours. Leur ambition : organiser au moins une chasse au trésor par mois jusqu’en mars dans les rues de Tours avec des produits culturels à la clé.

Âgées de 19 à 20 ans, les quatre jeunes femmes (dont une Tourangelle) ont entrepris depuis plusieurs mois de trouver des partenaires pour financer et développer leur jeu grandeur nature. Que ce soit des boutiques pour fournir les cadeaux, un imprimeur pour faire les (jolis) sacs dans lesquels ils sont déposés ou encore des institutionnels acceptant d’abriter des cachettes pendants quelques jours.

Début octobre, le groupe a lancé sa première chasse aux trésors avec 3 sacs à trouver et quelques indices pour guider camarades et internautes dans les rues de Tours. « On s’est inspiré d’une initiative de l’actrice Emma Watson qui avait dispersé des livres dans le métro londonien. ils étaient laissés en accès libre aux personnes qui le voulaient. De la même manière, on a voulu rendre la culture accessible à tous. »

Au total, une vingtaine de lots devraient être disséminés d’ici le printemps prochain, voire plus si Lena, Gaëlle, Esther et Amandine parviennent à trouver d’autres partenaires : « on essaie d’évoluer chaque mois, de créer de nouvelles énigmes, de novueaux lieux. » Après un meuble de la Basilique St Martin ou la boutique d’un de leurs partenaires, elles préparent la chasse de novembre avec une promesse : « les lieux seront toujours accessibles en transports en commun. » Par ailleurs, le contenu des sacs n’est pas dévoilé à l’avance pour créer un effet de surprise. Les heureux chercheurs sont quant à eux invités à se signaler aux étudiantes qui vont ausis sur le terrain régulièrementpour voir si quelqu’un a trouvé.