Tours

Du mouvement pour les libraires tourangelles

Unithèque a racheté La Boîte à Livres de l’Étranger cet été.

D’ici peu, le local qui accueillait La Boîte à Livres de l’Étranger à l’entrée de la Rue du Commerce sera un magasin de bonbons. De la culture remplacée par des sucreries… Oui et non. Si l’enseigne La Boîte à Livres de l’Étranger, mythique à Tours, a bel et bien disparu, elle a ressuscité à quelques centaines de mètres de là, au N°71 de la même rue. « Après 30 ans dans son magasin et à 78 ans, la propriétaire avait bien le droit de prendre sa retraite » explique Christophe Ermisse depuis son bureau. Directeur de la librairie Unithèque, c’est lui qui a racheté la marque et son concept en juillet. Il voit cela comme une nouvelle direction pour sa propre entreprise…

Ouverte il y a 20 ans, la librairie Unithèque fait aussi partie des établissements spécialisés du Vieux-Tours. Son fonds de commerce : les sciences et la médecine. Ses meilleurs clients : les étudiants à la recherche d’ouvrages bien spécifiques. Une niche qui n’est pas suffisante pour faire vivre une société, en tout cas pas avec une seule vitrine. Depuis 2001, la marque est donc sur Internet où elle réalise 80% de son chiffre d’affaire. Comptant aujourd’hui une dizaine de salariés, elle dispose depuis 2013 d’un entrepôt à Ballan-Miré pour stocker les ouvrages et envoyer les commandes. Elle vient également de refaire son site web.

« On a appris la vente par hasard » raconte aujourd’hui Christophe Ermisse qui a réaménagé son magasin pour faire de la place aux ouvrages en langue étrangère. Désormais, ils occupent une grande part des 120m² de son magasin avec des livres en anglais, en italien, en russe… A l’accueil, c’est Augustine qui se charge de guider les clients. Et elle est connue des habitués : elle a travaillé 29 ans dans l’ancienne boutique. « On récupère un savoir-faire et une mémoire » complète le directeur qui constate une nette hausse de fréquentation depuis quelques mois et la nouvelle direction de son activité. Parmi les clients : des étudiants mais aussi des personnes qui veulent apprendre les langues. Il y a même des livres en yiddish. Des pépites fournies par un réseau de plus de 700 fournisseurs.

Ces livres étrangers seront eux aussi vendus prochainement sur le site Internet d’Unithèque. Ce rachat permet donc à la société de se relancer, de se lancer un nouveau défi. De quoi envisage d’éventuelles embauches dans les mois à venir.