Tours

Vaste succès pour la manifestation des fonctionnaires à Tours

Tous les syndicats ont participé à la marche depuis la Place de la Liberté.

Les fonctionnaires sont bel et bien en colère à Tours. La preuve ? Contre les ordonnances réformant le code du travail, la CGT, FO et Sud avaient rassemblé 4 000 personnes lors d'un premier défilé puis 2 000 manifestants s'étaient retrouvés quelques jours plus tard pour une seconde journée d'action. Ce mardi, tous les syndicats de la fonction publique appelaient les salariés du public à se mettre en grève et à se mobiliser contre la politique du gouvernement. Un message clairement entendu car la fronde populaire est comparable aux deux mouvements précédents : au moins 2 000 personnes sont parties de la Place de la Liberté à 14h30, elles étaient plus de 2 500 voire près de 3 000 au centre-ville selon les estimations. 

Cette fois, les drapeaux de la CFDT, de l'UNSA ou de la CFTC étaient bien visibles dans les rangs, aux côtés d'FO, de la CGT, de Solidaires ou de Lutte Ouvrière. En queue de cortège, les miliants du PS, de la France Insoumise et du PCF étaient là aussi. On a croisé quelques retraités, une délégation d'SKF (pourtant une boîte privée) mais surtout les forces vives de la fonction publique... En tête : les personnels hospitaliers mobilisés contre la réduction du nombre de cadres de nuit au CHU de Tours suivis des orthophonistes. Il y avait aussi le CCAS de Tours, des profs (venus des écoles, des lycées agricoles et même de l'enseignement catholique) ou des ATSEM.

Dans la foule, on a remarqué Frédéric. L'homme de 48 ans (photo en Une ci-dessus) raconte un peu sa vie sur sa pancarte... Salarié de la mairie de Larçay, c'est sa deuxième grève cette année. Fonctionnaire depuis 4 ans, titularisé depuis 2 ans, le cuisinier qui prépare les repas de 200 élèves a voulu entrer dans le public par choix après une carrière dans le privé. Il compte y rester mais a "honte" de son salaire et se dit "en colère". Bientôt syndiqué à la CGT, il affiche sa paie aux yeux de tous : 1 547€ bruts par mois, "hors primes". "Le maire voudrait bien pouvoir nous augmenter mais les charges sont trop importantes. Je dis donc non au gel du point d'indice des fonctionnaires, non au gel de la valeur humaine."

O.C.