Tours

Culture en danger : il faut 5 000€ pour sauver le Volapük à Tours

Le lieu de résidences d’artistes risque de disparaître après le retrait d’une subvention.

On le sait, l’heure n’est pas vraiment à l’augmentation des subventions culturelles. C’est plutôt l’inverse, d’ailleurs. Mais pire qu’une baisse de financement, il y a parfois des suppressions pures et simples de soutiens. De quoi faire tanguer dangereusement des projets bien solides et installés depuis plusieurs années...

L’exemple du moment c’est le Volapük de Tours. Situé dans le quartier Blanqui, à quelques centaines de mètres du Pont Mirabeau, il accueille une quinzaine de compagnies en résidence par an, organise des avant-premières de leurs spectacles ou encore participe à des festivals comme Écoute Voir en janvier. Un projet essentiel dans un secteur de la ville où il y a peu d’équipements culturels (hormis les cinémas Studio). Il est d’ailleurs victime de son succès car il ne peut recevoir que 10% des artistes qui le sollicitent.

Financé en grande partie par la ville de Tours mais aussi le département ou la région, il vient de perdre les 20 000€ de subvention de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, presque le tiers de son budget annuel de 70 000€. En plus la mauvaise nouvelle est tombée en plein milieu d’année, obligeant l’équipe à revoir ses plans...

Géré par l’association VPK depuis 2008, le Volapük (qui peut accueillir une cinquantaine de spectateurs par représentation) a dû annuler son traditionnel Arbre de Noël organisé avec le Théâtre à Cru et il doit encore trouver 5 000€ pour réussir à poursuivre ses activités en 2018. Après une soirée de soutien jeudi 5 octobre, un financement participatif doit être lancé ce mois-ci et une boîte à dons sera installée lors de la prochaine sortie de résidence du 21 octobre avec les Parisiens de La Badiane.

La dizaine de bénévoles et la salariée de VPK réfléchissent également à faire évoluer leur projet pour augmenter l’impact du Volapük dans la ville et la région. Parmi les pistes : des résidences plus longues pour les artistes, une ouverture aux écoles et aux centres sociaux ou encore des collaborations avec d’autres acteurs culturels comme le 37ème parallèle de Tours Nord qui héberge aussi des compagnies en résidence.

Olivier Collet

Pour en savoir plus sur le Volapük, ses projets et ses difficultés, vous pouvez lire le récit de notre rencontre avec la présidente et la coordinatrice de VPK sur 37 degrés.