Tours

Stationnement à Tours : une hausse des prix à partir du 1er janvier

De nouveaux tarifs et de de nouvelles règles qui font déjà polémique.

Le stationnement en ville est souvent une question épineuse et peut créer des débats, notamment lors de changements comme ceux qui entrent en application au 1er janvier 2018 à Tours.

Des modifications qui résultent de l'évolution de la loi et qui ont été abordés lundi soir en Conseil Municipal de Tours. Dans les faits, à noter que l'amende pénale actuelle de 17 euros sera remplacée par un forfait post stationnement (FPS) qui montera à 25 euros à son maximum (20 euros si paiement dans les 48 heures).

Autre changement de taille, les prix de stationnement augmentent également. En zone rouge, ils passent ainsi de 1,70 euros de l'heure à 1,90 euros de l'heure, en zone orange de 1,50 à 1,70 euros de l'heure et de 1,20 euros à 1,30 euros de l'heure en zone bleue. A noter qu'au-delà des deux heures de stationnement réglementaires, le forfait devient exponentiel pour arriver au bout de quelques heures seulement au plafond de 25 euros.

Relire notre explication sur les changements au 1er janvier 2018

Objectif affiché par la municipalité : favoriser la rotation dans le stationnement au rythme de toutes les deux heures. Et pour appliquer ces changements et réussir cet objectif, la ville de Tours a choisi de faire appel à un prestataire privé via un contrat d'un an (renouvelable deux fois).

Un choix qui a suscité des réactions dans l'opposition. Pour l'élu écologiste Emmanuel Denis, « il est dommage de ne pas rester en régie. On sait très bien que quand on passe un service au privé il est difficile de revenir en arrière ». Même son de cloche pour son collègue communiste Pierre Texier qui voit « un transfert de service public au privé ». De son côté, Pierre Commandeur s'est interrogé sur l'extension de la zone rouge (la plus chère), ce qui poserait problème « notamment du côté des Halles avec son marché le samedi matin ». L'élu du groupe Les Démocrates s'inquiète aussi de l'avenir des agents ASVP en charge aujourd'hui du contrôle du stationnement, mission passant désormais au délégataire privé.

Des critiques et interrogations auxquelles Yves Massot, adjoint aux circulations et au stationnement a tenté de répondre. « Nous souhaitons favoriser les rotations ». Quant aux ASVP « huit personnes actuellement », le maire a rappelé ce qu'Olivier Lebreton (adjoint à la sécurité) avait déjà annoncé vendredi en conférence de presse : la ville va redéfinir leurs missions. Celles-ci seront diversifiées avec des interventions sur le code de santé publique et notamment la propreté de la voirie publique.

A noter que parmi les usagers, certains critiquent déjà vertement cette nouvelle politique, estimant par exemple que la réforme va nuire aux commerces du centre-ville au profit des zones commerciales situées en périphérie... et où les parkings sont gratuits.