Tours

Coup de jeune pour les crêpes de la Place Plumereau

Antoine et Sophie viennent de passer leur premier été sur la place.

En cuisine, en terrasse ou pour faire les comptes : dans l’équipe de La Cour, ils n’ont pas plus de 30 ans. Depuis la fin du printemps, cette crêperie de la Place Plumereau remplace une adresse mythique du Vieux-Tours : Chez Plum’reau, où l’on faisait aussi des crêpes. L’endroit semble dédié aux duos puisqu’après Nicole et Jeanine, c’est Antoine (le frère) et Sophie (la sœur) qui reprennent l’affaire.

« On a grandi dans le quartier Colbert et on connait beaucoup de monde ici » nous racontent-ils, alors que leur maman et un buraliste passent faire un coucou pendant l’interview. « On a entendu dire que c’était en vente l’an dernier et on savait qu’après 45 ans en cuisine, Jeanine et Nicole seraient très exigeantes sur la personnalité du repreneur. Alors on est venus une première fois se présenter, au culot. Elles avaient déjà un acheteur mais il s’est désisté, alors elles sont revenues vers nous. »

Adoubés par les gérantes historiques (qui passent encore les voir de temps en temps), Sophie et Antoine Boulay peuvent donc démarrer leur nouvelle vie. Ayant déjà une expérience dans la restauration (au Puits Sait Tout, notamment), Sophie a fait une école de commerce avant de travailler dans l’événementiel sur Paris. Elle a donc quitté la capitale et son boulot pour revenir sur les bords de Loire et gérer cette affaire. De son côté, après plusieurs expériences dans la restauration, Antoine a obtenu un diplôme d’ostéopathe il y a un an et s’est installé dans un cabinet de Tours Centre. Désormais, il jongle donc entre les patients et les clients.

Crêpes le midi et tapas-crêpes à l’apéro

« Avec Antoine, on est très fusionnels. C’est donc naturel pour nous de monter une affaire ensemble. On a par ailleurs une famille d’entrepreneurs commerçants avec un grand-père pharmacien et un autre dans le bâtiment. Enfin, en quittant la restauration, je savais que je finirai par y retourner… mais en tant que patronne » raconte Sophie pour expliquer la genèse de ce projet. Quant au nom de la boutique – La Cour – « ça s’est joué au chifoumi et c’est Sophie qui a choisi » poursuit Antoine. « On a trouvé que ça s’adaptait bien à la place. Et puis on voulait complètement changer, on ne pouvait pas garder le même nom. C’était trop une institution. »

Ce qui change aussi, c’est que les crêpes sont désormais servies le midi, et uniquement pour le déjeuner (du mardi au samedi), alors que Nicole et Jeanine assuraient auparavant le service le soir : « on est entourés par des crêperies donc il fallait se démarquer et puis on voulait aussi développer le bar » expliquent les deux jeunes entrepreneurs qui servent quand même des crêpes à l’heure de l’apéro… mais en version planchette, de la crêpe-tapas quoi.

Des accords crêpes et vins

En cuisine, Sophie et Antoine ont embauché un pro, venu de Descartes : « on ne voulait pas s’improviser cuisiniers. » A la carte, 7 galettes, dont trois qui changent en fonction de la saison. Toutes ont une petite originalité : de la crème de menthe avec l’andouille, du chèvre-basilic… « On garde les fondements de la galette mais on ajoute notre petite touche sur le visuel et sur le goût. On ne travaille qu’avec des produits frais et à terme on voudrait proposer des produits locaux et un maximum de produits bio. » Pour les desserts, « ça se passe en do it yourself en fonction des ingrédients du jour : glaces, chantilly aromatisée, fruits de saison… A vous de faire votre choix. »

Autre originalité : « on a du cidre mais on propose aussi des accords crêpes et vins. Dans la famille on a des amateurs, notre grand-père ayant des vignes à Parçay-Meslay. » Pour les prix : ça commence à moins de 10€ et on reste à moins de 15€ pour les galettes.

Ouverte mi mai, La Cour vient donc de passer son premier été : « autour de nous on entend dire que la saison n’a pas été bonne mais nous on est dans nos objectifs donc on est contents. Les retours sont bons et on commence à avoir des clients qui viennent sur recommandation. »

Olivier COLLET

La Cour, ouverte 7 jours sur 7 de 11h à 2h (fermeture le lundi en hiver). 50 places en terrasse et quelques tables à l’intérieur.