Tours

5 jeunes infirmières tourangelles en stage au Sri Lanka

Elles cherchent des soutiens pour financer leur voyage

Manon, Coline, Pauline, Ophélie et Fanny ont entre 20 et 21 ans, elles sont originaires de Touraine ou des départements voisins de la Sarthe et du Loir-et-Cher et elles viennent tout juste de faire leur rentrée. Etudiantes en 3ème année pour devenir infirmières, elles préparent en ce moment des partiels, un stage en Touraine mais surtout un long voyage professionnel de 5 semaines... au Sri Lanka.

« On est vite devenues copines et il y a un an on a commencé à discuter de la possibilité de partir faire un stage à l’étranger, ce que d’autres ont déjà fait à l’école » expliquent-elles. Un voyage à 11h d’avion de Paris, en pleine période de mousson : aucune n’a encore eu la chance de vivre une telle expérience... « On avait très envie de savoir comment on soignait ailleurs dans le monde. Dans notre entourage, on a plusieurs personnes qui sont déjà parties au Sri Lanka, donc on a très vite choisi cette destination. »

Elles seront hébergées dans une famille d'accueil

Coup de chance : un autre groupe d’étudiants avait fait le même choix pour l’année dernière. « On a pris conseil auprès d’eux, ils nous ont parlé des points négatifs et positifs. Du bruit, des déchets, du fait que c’était un pays très pauvre... Mais aussi qu’il y avait de très beaux endroits à visiter. » De mi-octobre à fin novembre, les 5 jeunes femmes vont donc assister des soignants à l’autre bout du monde. 3 semaines dans un hôpital local pratiquent la médecine ayurvedique puis deux semaines à l’institut national de la cancérologie.

Leurs missions précises ? Elles ne savent pas trop encore mais elles ont eu l’occasion de se renseigner sur les pratiques locales : « par exemple ils n’ont pas les mêmes règles d’hygiène que nous. ici il faut un équipement totalement stérile au bloc opératoire. Là-bas on doit être pieds nus. Dans les chambres les patients sont beaucoup plus nombreux et il n’y a pas d’aides soignantes. Ce sont les familles qui assurent ce rôle. »

Un projet humanitaire en parallèle

Pour trouver leurs stages, les cinq étudiantes tourangelles se sont rapprochées d’une association qui avait déjà soutenu leurs prédecesseurs : Suravi (elles seront d’ailleurs logées chez une proche de la présidente de cette structure parisienne).

Alors que la date du décollage approche, les préparatifs touchent à leur fin. Depuis plusieurs mois, Coline, Pauline, Fanny, Ophélie et Manon s’activent pour réunir des financements afin de les aider à payer les billets d’avion, les vaccins (200€ par personne), les visas ou l’hébergement sur place : « on a organisé des opérations ‘1 don = une prise de tension’ dans des magasins par exemple. Nous avons aussi obtenu une subvention de 2 000€ et de la région et 1 500€ grâce à un concours. » Mais il leur manque encore 1 500€ pour boucler leur budget (une collecte est donc en ligne pour les soutenir).

Enfin, en plus de leurs missions dans les hôpitaux, les 5 jeunes femmes espèrent pouvoir partir à la rencontre de la population pour faire de la prévention ou détecter les problèmes de tension et de diabète, « même si ce ne sera pas forcément facile avec la barrière de la langue. » Elles rempliront enfin leurs valises de matériel de pharmacie qu’elles laisseront sur place.

Olivier Collet