Tours

Le jeune secrétaire d’État à la rencontre des jeunes tourangeaux

Julien Denormandie était à Tours, Bléré et Tauxigny ce jeudi.

Souvent, les visites gouvernementales ne durent que quelques heures, au mieux une demi-journée. Ce 20 juillet, le secrétaire d’État en charge de la cohésion des territoires a passé tout son jeudi en Indre-et-Loire (à voir si dans l’avenir ce sera une règle pour ses collègues ou s’il s’agit juste d’occuper une longue journée d’été). Julien Denormandie s’est d’abord rendu dans le quartier Velpeau de Tours pour découvrir Wimoov (qui soutient des demandeurs d’emploi en mettant à leur disposition des moyens de locomotion) puis il a poussé la porte de la Mission Locale de la Rue de la Préfecture. A la mi-journée, il a rejoint la Cité Mame (berceau des entreprises du numérique tourangelles) avant Bléré et Tauxigny dans l’après-midi.

Le jeune membre du gouvernement de 36 ans aux deux smartphones toujours bien en évidence et ses collaborateurs (tout aussi jeunes) sont arrivés à la Mission Locale, en respectant le célèbre quart d’heure tourangeau. Avec eux, trois des cinq députés du département (Fabienne Colboc, Philippe Chalumeau et Daniel Labaronne, tous issus de la majorité présidentielle) que l

« C’est le 3ème ministre à venir nous voir » s’enthousiasmait Thibault Coulon, président de l’association (et adjoint au maire à Tours). Au programme : une table ronde d’un peu moins d’une heure avec 6 jeunes « volontaires » bénéficiaires de la Garantie Jeunes, ce programme qui doit permettre à des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans de trouver un stage, une formation ou un contrat en quelques semaines via un travail intensif en groupe.

« L’objectif c’est d’accompagner 370 jeunes cette année » a rappelé le président de la Mission Locale en préambule (ils étaient 360 en 2016). « On en a des nouveaux qui arrivent tous les 15 jours et 60% sortent avec une proposition ce qui est plutôt positif, même si ce chiffre reste à améliorer. »

Appelés à témoigner de leurs expériences, Wendy, Leslie, Miguel, Fanély, Elyette et Romario ont évoqué leurs rêves professionnels (ça va de l’intégration de la police à un travail auprès des chiens) mais surtout leurs doutes et leurs difficultés. Point principal : la perte de confiance en eux, « à cause du manque d’accompagnement scolaire et des nombreux refus que l’on subit parce que l’on n’a pas assez d’expérience ou pas de moyen de transport » raconte une participante.

Julien Denormandie a tenté de les rassurer en partant de son propre parcours : « au départ je suis ingénieur agronome, je n’envisageais pas de devenir secrétaire d’Etat auprès d’Emmanuel Macron. Je voulais travailler dans la forêt. Et puis j’ai fait des rencontres. » Pour lui, c’est donc l’accélérateur principal de carrière, le point à privilégier.

Des rencontres, les 6 jeunes présents en ont fait aussi, soulignant à l’unanimité que la Garantie Jeunes avait favorisé le développement de leur réseau. C’est d’ailleurs, pour certains, par le bouche-à-oreille qu’ils sont arrivés dans le cursus. Par la suite, tous ont cependant pointé le manque de communication autour de ce type de dispositif, notamment de la part des conseillers d’orientation. Un point bien noté par le représentant du gouvernement qui se dit par ailleurs favorable à la création de passerelles plus nombreuses entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise. Via des stages au lycée, en plus du célèbre stage d’une semaine en 3ème, jugé insuffisant. Ou alors via l’organisation de rencontres entre des professionnels et des élèves.

Reste à savoir comment ces propositions pourraient se concrétiser dans le cadre de réformes éducatives à mener d’ici 2022…