Tours

L’Atelier Lebeau revisite les classiques aux Halles de Tours

Ce « bistrot citadin » a ouvert récemment

A force de passer devant, on a fini par s’installer sur sa terrasse. L’Atelier Lebeau a ouvert ce printemps avec une vue plongeante sur l’entrée des Halles de Tours et il fait partie des nouvelles adresses courues du quartier. Élégamment décoré, l’endroit dispose d’un coin cave à vin destiné à ceux qui voudraient reprendre pour chez-eux les bouteilles testées pendant le repas, ou ceux qui veulent juste profiter des bons breuvages dénichés par la maison. Les prix y sont relativement raisonnables.

Mais c’est dans l’assiette que la créativité de l’Atelier se fait surtout sentir avec des classiques légèrement revisités ou des propositions d’ingrédients et de mariages plus inattendus. Ca commence à l’apéritif avec une tartinade aromatisée d’un sacré cocktail d’épices et quelques chips maison, petite délicatesse peu fréquente mais toujours appréciée, d’autant qu’elles n’étaient pas trop salées. La cuisson des mini feuilletés était en revanche plus irrégulière.

Pour le repas proprement dit, plusieurs solutions plutôt intéressantes faisant honneur aux terroirs : œuf de ferme à la parisienne ou terrine de pintade et foie gras de canard dans les entrées, par exemple. Pour les plats : parmentier de poule et son jus au cabernet, filet de rouget coulis de Pimientos et chorizo ou un alléchant magret d’oie. Prix de la première formule entrée-plat-dessert : 24€50, 18€50 pour plat-dessert.

Curieux, on a commandé un millefeuille de bœuf. On s’attendait peut-être naïvement à un montage façon pâtisserie, le résultat est une enfilade de fines tranches de bœuf saignantes accompagnées de leur béarnaise et de frites maison sans fausse note car bien assaisonnées. Au final, une déclinaison (trop ?) simple et chaude du carpaccio avec une viande bien goûteuse.

Pour profiter d’un peu de fraîcheur, on a tourné le dos à la mousse au chocolat noir grand cru ou au riz au lait à l’ancienne, éternels classiques des bistrots, pour aller dans l’originalité avec le Gaspacho rhubarbe, pêche et autres fruits de saison avec son œuf à la neige et sa tuile (malheureusement trop cuite). Sur le goût on s’approchait presque du coulis mais le mariage était plutôt bien trouvé.

Olivier COLLET