Tours

A Tours, des tablettes pour apaiser les enfants au bloc opératoire

L’hôpital Clocheville profite de ce dispositif depuis une quinzaine de jours.

Afin de rendre les opérations moins stressantes pour les patients, et en particulier la phase d’endormissement, on avait déjà parlé des techniques d’hypnose mises en place au CHU de Tours. Depuis deux semaines, l’hôpital pour enfants de Clocheville dispose d’un nouvel outil à destination des jeunes patients : des tablettes tactiles qui leur sont proposées juste avant l’entrée dans le bloc opératoire mais aussi en salle de réveil, une fois que l’intervention est terminée.

Financés par l’association Inner Wheel et son club de Tours (qui vient aussi d’offrir un nouveau logiciel pour la gestion de la bibliothèque de l’hôpital du centre-ville, gérée par des bénévoles), les 4 appareils sont équipés de jeux, de films ou de musique qui sont proposés aux enfants afin de les détendre. Un catalogue réactualisé selon les modes du moment.

« C’est un outil supplémentaire » explique l’équipe médicale qui avait déjà de multiples techniques : chanter des chansons, discuter, proposer des jeux voire prêter des téléphones portables. Par exemple, le fait de se retrouver avec un ustensile qu’ils utilisent souvent déjà à la maison rassure les enfants. Et s’ils s’endorment sans stress, leur réveil sera aussi plus apaisé : « ça nous a permis d’utiliser moins de médicaments » précise d’ailleurs une infirmière, Eloïse Dechenne.

« Ca leur permet d’oublier un peu ce qu’il vient d’arriver, de passer à autre chose. Avec les enfants la distraction ça marche très bien, ça permet que ce moment post-opératoire se passe mieux d’autant que les parents ne sont pas là. Les enfants attendent dans de meilleures conditions, ne regardent pas les autres autour et se recentrent sur eux. Ca leur évite aussi le traumatisme du mauvais souvenir. Des enfants qui repassent au bloc des années après le revivent très mal. Du coup la tablette permet d’éviter tout cela. Il y a une nette différence, moins de cris et de pleurs » ajoute-t-elle.

Un discours confirmé par le médecin anesthésiste réanimateur Véronique Lesage : « ça nous permet de distraire les enfants avec des bruits de vagues ou des battements de cœur, peut-être qu’on pourra mettre plus tard des photos d’eux ou de leur chambre. C’est très parlant pour eux. Ce n’est pas un changement radical mais une aide et on devrait tendre vers une meilleure détente. Leur esprit est ailleurs, ils ne se focalisent plus sur les aspects négatifs de l’univers de soins. »

Olivier COLLET