Tours

Un restaurant végétarien, et même vegan, aux Halles de Tours

Ses plats star : falafels, caviar d’aubergine ou nuggets de blé.

Des nuggets de blé ayant un goût proche des nuggets de poulet ? C’est la promesse de Georges Ayoub. Tout bronzé en ce milieu de printemps, un peu stressé mais enthousiaste, l’homme qui a franchi la barre des cinquante ans vient d’ouvrir son restaurant végétarien face aux Halles de Tours. De quoi susciter la curiosité car, si les restaurateurs ou les fast food proposent de plus en plus d’options sans viande, avoir des menus totalement à base de produits végétaux (et en plus ici, sans œufs, ni fromage) c’est encore très rare.

« Je me disais que le jour où j’aurais la carte Platinium d’Air France il faudrait que j’arrête de voyager » explique le chef d’entreprise pour justifier sa reconversion. Passionné de cuisine, il ne vient pas du tout du milieu de la restauration. Né à Nazareth en Palestine, arrivé en France il y a 35 ans, il est en Touraine depuis 15 ans ayant notamment travaillé pour une entreprise d’informatique de la région qui le chargeait de vendre des projets dans le monde entier, il a aussi aidé des start-ups à se développer sur l’Afrique : « j’ai dû aller dans une trentaine de pays » se souvient-t-il aujourd’hui.

Puis Georges Ayoub a eu envie de se poser, de démarrer une nouvelle activité. « Un jour, au cours d’un voyage, je cherchais ce que je pourrais faire après 50 ans et je suis tombé sur un restaurant de falafels. C’était il y a 4-5 ans, au Nord d’Israël. Je suis rentré et j’ai commencé à travailler sur le concept d’une franchise. » Le résultat c’est donc Tahina (le nom d’une purée de graines de sésame présente dans plusieurs plats à la carte), un premier restaurant situé sur le côté ouest des Halles de Tours avec 25 couverts à l’intérieur, une déco plutôt élégante inspirée du monde végétal et quelques tables en terrasse.

Sur la carte, de quoi manger sur place ou à emporter avec des plats inspirés de la culture street food. On parlait donc des falafels, mais il y aussi un burger végétarien, du caviar d’aubergine ou de carotte, un plat du jour, « un vrai taboulé aux légumes à base de quinoa ou de blé concassé », des carottes au gingembre, « plat inspiré d’une recette indienne »… « La formule est à 13€90 mais on peut aussi manger pour moins de 10€ et les sandwichs sont à moins de 5€. » Au total, 3 personnes travaillent dans l’établissement qui se fournit en légumes au marché des Halles, le pain vient aussi de là mais le pain pita ou les pâtisseries sont faits ailleurs. A noter aussi que certains produits sont bio (comme le vin), et plusieurs plats sans gluten (mais le pain des sandwichs, pas encore).

Pas végétarien personnellement, Georges Ayoub a surtout choisi de se lancer dans ce secteur parce qu’il est aujourd’hui porteur économiquement, avec la prise de conscience de nombreuses personnes qu’il faut manger moins de viande, mieux respecter le bien-être animal, voire que l’on peut tout à fait avoir sa dose de protéines avec des produits végétaux et des céréales, par exemple. « Il y a un engouement, pas mal de gens qui viennent me voir par curiosité puis reviennent avec des amis » explique le restaurateur ouvert depuis à peine un mois. Et pour rassurer les sceptiques : « on ne fait pas que des salades et les plats sont consistants ! » Plus d'infos sur la page Facebook de Tahina.

Olivier COLLET