Tours

Tours Métropole : le vote ultime

Il est prévu jeudi à l'Assemblée Nationale.

Tours n'a jamais été aussi près de devenir une métropole, autrement dit une agglomération considérée par l'Etat comme une des plus importantes de France, celles dans lesquelles il faut investir en priorité pour la santé ou les équipements, par exemple. Aujourd'hui, 15 villes françaises ont ce statut très convoité. D'ici quelques semaines, 7 autres devraient l'obtenir, dont Tours.

Si tout se passe comme prévu, ce sera plié jeudi à l'Assemblée Nationale lors d'un ultime vote de la loi sur le Grand Paris dont l'article 41 ouvre la voie à la création de nouvelles métropoles. Le Sénat y était défavorable et l'a retoqué une nouvelle fois sans débat en ce début 2017, en revanche les députés sont majoritairement pour grâce notamment au lobbying commun PS-LR mené par Jean-Patrick Gille et Philippe Briand, tous deux élus d'Indre-et-Loire. Le texte sera même examiné une semaine plus tôt que ce qui était initialement prévu (et le temps presse car les députés cesseront leurs travaux ce 25 février en attendant la future élection présidentielle.

Aujourd'hui, Tours est déjà une communauté urbaine, soit un cran au dessus de la communauté d'agglomération qu'elle était encore fin 2016 ce qui fait que c'est désormais à Tour(s)Plus que se gèrent les questions de voirie, ou d'eau. Des centaines d'agents des différentes communes ont d'ailleurs changé d'employeur au 1er janvier. En devenant métropole, l'agglo présidée par Philippe Briand récupérera encore d'autres compétences dont deux jusqu'ici gérées par le Conseil Départemental. Elle espère aussi obtenir une dotation financière supplémentaire de la part de l'Etat. On avait évoqué jusqu'à 7 millions d'euros, mais en fait, personne ne sait officiellement combien ce sera et quand l'enveloppe tombera. Ni à quoi ça servira, d'ailleurs.

Enfin, avant de devenir officiellement métropole, après le vote des députés, Tours devra tout de même franchir quelques étapes. D'abord, il y aura peut-être un recours auprès du Conseil Constitutionnel. Dans tous les cas, il faudra attendre la promulgation du décret d'application par le président François Hollande (ce qui pourrait tout de même être assez rapide). Ensuite, il faudra obtenir l'aval du 1er ministre Bernard Cazeneuve via un décret. En parallèle, Orléans va suivre le même processus ce qui fait que la région Centre-Val de Loire disposera de deux métropoles à une centaine de kilomètres de distance. A l'avenir, on verra si cela crée des synergies ou des rivalités.