Tours

Le département veut rassurer les éducateurs de rue

Son président est allé à leur rencontre au Sanitas.

Quel avenir pour les éducateurs de rue d'Indre-et-Loire engagés à Tours (Sanitas, Europe, Fontaines, Rochepinard), St-Pierre-des-Corps (Rabaterie) ou Joué-lès-Tours ? Ils se posaient des questions et ils ont obtenu quelques réponses ce jeudi après-midi en rencontrant le président du Conseil Départemental Jean-Gérard Paumier qui a passé plus d'une heure à leurs côtés dans le quartier du Sanitas.

Le département compte actuellement 16,8 éducateurs en équivalent temps plein (1 poste étant vacant au Sanitas). Une promesse a été faite : même quand Tours deviendra métropole (ce qui devrait arriver d'ici quelques semaines), c'est toujours le Conseil Départemental qui gérera le dispositif même si officiellement la compétence sera du ressort de l'agglo. Un point qui inquiétait certains salariés car jusqu'ici Tour(s)Plus n'a jamais suivi d'affaires sociales. Il y aura néanmoins un travail en binôme, ne serait-ce que pour les quartiers qui vont bénéficier de grosses rénovations dans les années à venir (on pense surtout au Sanitas).

Autre point sensible évoqué : la question des locaux. Ceux du Sanitas, situés au coeur du quartier, resteront inchangés jusqu'à la fin du bail en 2018 a assuré Jean-Gérard Paumier. Par la suite, ils pourraient néanmoins migrer quelques rues plus loin dans l'ancien collège Pasteur, à proximité de la nouvelle Maison de la Réussite. Un déménagement qui coûterait 40 000€ afin d'aménager le site. Quant aux locaux de St-Pierre-des-Corps, "on fera en fonction de vous, c'est vous qui êtes sur le terrain" assurent les élus. La question étant de savoir s'il faut un local au coeur de la Rabaterie ou plutôt vers le centre, à quelques centaines de mètres, afin de garantir un certain anonymat aux visiteurs.

Si une augmentation du nombre de postes d'éducateurs n'est clairement pas à l'ordre du jour malgré les souhaits de certains ("sur certains quartiers un binôme c'est peu avec les congés" déplore un salarié), des aménagements sont envisagés afin de faciliter le travail au quotidien comme la création de comptes Facebook animés pa les équipes "afin d'être plus facilement en contact avec les jeunes qui utilisent ces réseaux sociaux. Mais aussi pour toucher d'autres personnes que l'on ne voit pas aujourd'hui." Cela pourrait être mis en place d'ici un mois.