Tours

La population tourangelle orientée à la hausse jusqu’en 2040

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à vivre en Indre-et-Loire.

Avec près de 604 000 habitants dont la moitié vit dans l’agglomération de Tours, l’Indre-et-Loire abrite 23% des résidents de la région Centre-Val de Loire. Selon l’INSEE, c’est aussi le département le plus dynamique de la région avec 15 500 habitants supplémentaires arrivés entre 2009 et 2014, ce qui fait également de la Touraine le 7ème territoire le plus dynamique du quart Nord-Ouest de la France, Tours étant la 16ème agglomération du pays.

Ces bons chiffres, l’Indre-et-Loire les doit à son organisation centrée autour de la future métropole de Tours, dont la ville centre se remet à gagner des habitants. Cependant, les nouveaux arrivants ne vont pas forcément au cœur des centres urbains. La preuve : en 5 ans, Tours a gagné 900 habitants, son agglomération 4 800… mais l’aire urbaine 15 300. Et l’aire urbaine ça comporte 144 communes dont Amboise, Bléré, Château-Renault, Neuvy-le-Roi, Semblançay… Bref, des communes de taille plus modeste mais facilement reliées à la grande ville. Un mix de qualité de vie et de services facilement accessibles dans des communes de 1 000 à 3 500 habitants (celles dont la population progresse le plus selon l’étude). De plus, cette aire urbaine rassemble 83% des emplois du département.

Et logiquement, ce sont plutôt des familles qui choisissent ce mode de vie hybride. Les jeunes adultes plus diplômés préférant parfois partir après leurs études. Ainsi, 37% des habitants d’Indre-et-Loire avaient moins de 30 ans en 2013, 40% dans la communauté urbaine Tour(s)Plus et 45% à Tours même, en raison évidemment de la présence de l’université. D’ailleurs, la Touraine est le département de la région avec le plus d’habitants ayant fait des études supérieures : 36% des actifs de 25 à 54 ans ont un diplôme, 13% en 1990.

D’ici 2040, l’Indre-et-Loire devrait être le département de la région à la population qui augmente le plus vite d’après l’INSEE : +12% de population en 25 ans, grâce à l’aire urbaine de Tours (+13% attendus contre +8% seulement pour les 22 communes de l’actuelle communauté urbaine). « Le département attire surtout des personnes sans activité, des professions intermédiaires et des employés » précise le rapport, qui pointe aussi un déficit de cadres. En revanche, la part des jeunes va progresser. Les plus de 65 ans seront enfin beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui tandis que la part des 40-65 ans va se réduire.