Tours

Rachel, 20 ans, mannequin autodidacte

La Tourangelle d’adoption est sur le point de signer avec une agence et défilera au Japan Tours Festival fin février.

Si vous cliquez régulièrement sur Info-Tours.fr, vous connaissez Rachel. Au moins son visage. Depuis le printemps 2016 c’est l’une des deux égéries de notre site d’information. Aujourd’hui on va faire plus ample connaissance avec cette grande (1m82) jeune femme de 20 ans, qui séduit de plus en plus de créateurs.

Née à Bourgoin-Jallieu, passée par Grenoble puis la Bretagne, Rachel Villain est arrivée à Tours après avoir obtenu « ric-rac » son bac ES afin de débuter ses études supérieures « intensives » à l’IUT, pour un DUT en gestion des entreprises. « Je voulais faire une fac de psychologie mais je n’avais pas le profil, j’ai besoin d’être bien cadrée » confie-t-elle, sans regrets. Aujourd’hui, Tours – la ville de ses grands-parents – elle en parle comme de celle qu’elle « préfère » même si c’est à Rouen qu’elle poursuit désormais son cursus en gestion marketing. « Tours, c’est là que j’ai passé mes plus belles années, que j’ai rencontré mon copain et que j’ai mes meilleurs amis. »

C’est aussi à Tours que Rachel a commencé à poser devant des objectifs. Attirée par la mode, fidèle de l’élection de Miss France chaque année à la télé (elle a d’ailleurs participé au concours Miss Haute Normandie il y a quelques mois), elle fait ses premières séances et se voit proposer un défilé lors du Japan Tours Festival de février 2015 : « je n’avais jamais fait ça, je ne connaissais pas le milieu… Pour postuler j’ai envoyé des photos prises par ma petite sœur. J’ai été prise, j’ai porté des tenues type punk-gothique-lolita d’une jeune créatrice… Il y avait une centaine de personnes, j’étais stressée, je me faisais toute petite… Autour, toutes les filles avaient déjà fait ça. »

Et pourtant, à peine redescendue du podium, on propose à Rachel de revenir le lendemain. Elle accepte et se retrouve à porter une robe de mariée signée Céline Pérot (qui collabore aussi avec les comités Miss Centre-Val de Loire et Miss Auvergne). « Ca me paraissait inaccessible, alors j’étais heureuse. Ca m’a donné confiance en moi » se remémore l’étudiante qui commence alors à s’intéresser de près au monde du mannequinat, malgré la réticence de ses parents, au départ.

En quelques mois, Rachel Villain multiplie les collaborations : avec le créateur du magasin vintage tourangeau Victory Shop, à Nantes, Rouen… et même Cannes au printemps dernier. « Je ne pensais tellement pas être prise que quand ils m’ont dit oui j’ai dû chercher le moyen d’y aller. » Une fois sur place, grand moment : « j’ai fait de belles rencontres avec des Slovaques, des Libanais, une Polonaise… C’est génial, on est en pleine immersion. » C’est sa première grande expérience, celle où elle découvre les coulisses, apprend à être moins pudique, à faire attention à son poids… Cela dit, elle l’assure : « on ne me demande pas de faire du 34 ou du 36 obligatoirement. Les personnes avec qui je travaille acceptent aussi les femmes qui font du 38. Seulement, pour défiler, il faut que tu fasses les mensurations que tu as indiquées pour rentrer dans la robe. » Ce qui ne l’empêche donc pas de prendre un chocolat chaud avec chantilly.

Faute de trouver une agence pour mannequins à Tours, Rachel prend attache avec une société rouennaise qu'elle devrait rejoindre : « si j’arrive à être mannequin à temps plein pourquoi pas, mais ce n’est pas une fin en soi. Je continue donc mes études en vue d’un emploi dans l’événementiel, la communication ou le marketing » poursuit encore la jeune femme qui a une ambition principale : « revenir à Tours. » Ce sera le cas du 24 au 26 février pour un nouveau défilé au Vinci, lors du Japan Tours Festival en attendant la Fashion Glam Couture en mai à Cannes. Au total, elle espère marcher sur une dizaine de podiums d’ici la fin de l’année.

Olivier COLLET

Photo : Hugues Duroir.