Tours

Foyer Albert Thomas : la préfecture avise, la manifestation s'organise

La mobilisation autour des résidents ne cesse de grandir.

C'est l'heure de prendre quelques nouvelles du foyer Albert Thomas de Tours... Un rappel des faits en quelques mots : juste avant Noël, l'association gérant ce centre avec 36 places pour des hommes sans abris a été placée en liquidation judiciaire, entraînant la fermeture officielle du site le 26 décembre. La ville de Tours et la préfecture ont proposé un hébergement jusqu'au 31 janvier au gymnase Paul Racault, boudé par les résidents qui ont, pour beaucoup, choisi de rester sur place.Ils dénoncent notamment le fait que le gymnase n'est pas accessible entre 9h et 18h, "alors que la santé de certains nécessite la permanence de leurs soins."

Depuis, plusieurs manifestations ont été organisées afin de militer pour une conservation en l'état du foyer, avec une politique d'accueil identique (SDF, demandeurs d'asile...), une pétition tourne en ligne, un collectif s'est constitué autour de syndicats, de partis de gauche, d'écologistes et d'associations, et un nouveau rassemblement est annoncé jeudi à 18h, Place Jean Jaurès à Tours. Des assemblées générales ont également lieu chaque soir, à 18h, dans les locaux du foyer, Rue Albert Thomas.

Par ailleurs, ce lundi après-midi, la préfecture d'Indre-et-Loire a publié un nouveau point de situation indiquant qu'en plus du logement, du dîner et du petit-déjeuner qui y sont proposés, le gymnase Racault devient un centre d'accueil afin de faire le point sur la situation des résidents, "une prise en charge personnalisée permettant à chacun d'exposer sa situation et d'envisager, pour ceux d'entre eux qui relèvent d'une autre forme d'hébergement (réfugiés, demadeurs d'asile), une solution alternative correspondant à leur statut. L'objectif est que chaque demandeur d'asile en cours de procédure se voie proposer un hébergement en CADA. Quant à ceux qui ont obtenu le statut de réfugié, ils se verront proposer une solution d'accompagnement vers un logement pérenne."

Les services de l'Etat ajoutent qu'un appel à projet va être diffusé pour une reprise en charge des 36 places d'hébergement d'urgence vacantes depuis la fermeture du foyer Albert Thomas. Mais on ne sait pas encore si celles-ci seront à nouveau proposées dans les mêmes locaux, propriété de la ville de Tours, ni à quelle échéance elles seront disponibles. Autre question également : quel avenir pour les résidents potentiellement déboutés du droit d'asile ? La préfecture devrait répondre à ces interrogations ce mardi.