Tours

L'Assemblée Nationale acte la création de Tours Métropole

Les élus ont réussi leur pari.

Tours est dans le même bateau que Nantes, Lille, Marseille, Nancy, Dijon, Orléans ou Toulon. Ce jeudi matin peu avant midi, les députés rassemblés à l'Assemblée Nationale (même s'il n'y avait pas foule) ont adopté l'article 41 de la loi sur le statut de Paris et l'aménagement métropolitain. Autrement dit, ils ont accepté que 22 villes françaises soient métropoles, contre 15 jusqu'ici. Et Tours fait partie de ce club élargi.

Un succès incontestable. Et c'est le prix d'un an d'efforts et de lobbying du préfet d'Indre-et-Loire et des élus (de droite comme de gauche, les extrêmes s'opposant au projet). Tours Métropole, c'est une collectivité plus forte, avec plus de compétences (l'eau, la voirie, un peu de social...), plus de budget, plus de personnel, plus d'élus (82 contre 55 à l'horizon 2020). Tours Métropole c'est la création d'une super agglo dont l'objectif est de peser plus fort au niveau régional et national, de s'imposer dans les discussions. En étant métropole, Tours veut que l'on regarde plus facilement vers elle et qu'on écoute ce qu'elle a à dire (même si ce simple mot sur un logo ne suffira pas). Tours Métropole c'est l'espoir de plus d'emplois, plus d'événements, plus d'équipements de santé, plus d'étudiants...

Si certains emploient le terme "historique", disons plutôt que c'est une belle opportunité de montrer ce dont la ville et son agglo sont capables. Car pour s'imposer dans un club conséquent de 22, il faudra faire preuve d'audace, de ténacité, d'esprit de persuasion... La métropole ce n'est pas non plus un chèque en blanc, c'est un coup de pouce, "un cadeau de Noël" a dit le secrétaire d'Etat Jean-Michel Baylet. Mais attention à bien en comprendre le mode d'emploi.

En tout cas, alors que le dossier était mal engagé avec des oppositions de toutes parts, l'ambition Tours Métropole a réussi à franchir les obstacles pour aller jusqu'à séduire une majorité d'élus de plusieurs bords dans l'hémicycle. Le processus parlementaire n'est pas encore terminé : entre le Sénat, la deuxième lecture de l'Assemblée et (peut-être) le Conseil Constitutionnel, il reste encore plusieurs étapes. Tout devrait être réglé en début d'année prochaine, quand le 1er ministre Bernard Cazeneuve signera le décret qui gravera ce mot "métropole" dans le marbre du Journal Officiel. Encore un peu de patience avant de sabrer le vouvray.

O.C.